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L'influence de la durée s’explique tout naturellement : une gêne minime et prolongée aura des conséquences d'autant plus graves qu’elle sera plus négligée.
VII. — Deux CAS ASSEZ PARTICULIERS D’'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE
Voici deux observations d'insuffisance respiratoire, l’une par rétrécissement du larynx, l’autre par glossoptose, pour montrer les conséquences parfois graves de ce syndrome.
Le 5 août 1942, Christiane S.., 4 ans, est apportée d'urgence dans le service O.R.L. de M. le professeur agrégé DEspoxs, à l’HG pital des Enfants. Elle est atteinte de papillomatose laryngée, traitée jusqu'ici par radiothérapie. Très dyspenéique, avec des paroxysmes de suffocation, elle est trachéotomisée aussitôt. Un tube de caoutchouc plein placé au-dessus de la canule empêche par frottement, la reproduction de la tumeur.
Le 17 décembre 1942, cet appareïllage est remplacé par un tube de caoutchouc creux à butée qui rétablit la respiration nasale. Très net progrès. Mais la présence de ce tube rétrécit le calibre du canal laryngé. Les inspirations sont bruyantes, presque sifflantes. Néanmoins, l’enfant le supporte assez bien. Cependant, elle est fragile, sujette aux rhumes, aux bronchites, d’appétit eapricieux, se développe mal et reste menue. Au point de vue intellectuel, au contraire, elle est très éveillée, intelligente.
Le 11 mars 1943, une broncho-pneumonie l’emporte brusquement.
Malgré la fréquence et la gravité des contagions en milieu hospitalier, nous sommes persuadé que, sans son insuffisance respiratoire, due d’abord à la papillomatose, ensuite au tube intra-
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laryngé cette enfant aurait résisté plus énergiquement à l’infechon. Son terrain était certainement déficient par suite de l’hypohématose.