‹ Insuffisance et Reeducation RespiratoiresChapitre 62 sur 101 · IT. — LA MÉTHODE DITE DE « DEHORS EN DEDANS · texte numérisé non relu

IT. — LA MÉTHODE DITE DE « DEHORS EN DEDANS

La méthode « de dehors en dedans » considère le problème dans le sens contraire. Elle vise à développer la cage thoracique, à amplifier son jeu pour favoriser l’expansion pulmonaire. Mais ce développement se fait sans besoin d'oxygène correspondant: il est exécuté à vide: en effet — et c’est le principal reproche que l’on a opposé à cette technique. Une succession de respirations profondes à vide provoque une désagréable sensation de vertige. Mais, est-il si difficile de créer ce besoin d’oxygène par quelques exercices complémentaires : courses, sauts, que l’on dosera, que l’on proportionnera aux résultats de l’expansion thoracique, au fur et à mesure de la progression de celle-ci ? Que devient alors le défaut ? N’est-il pas logique de préparer soigneusement l’organe à sa fonction et, à mesure, à la demande pour ainsi dire, de lui faire accomplir le travail qui l’entretient dans le gain obtenu ? Et ainsi de suite, en progression rigoureuse, étroitement surveillée. Aucune violence ne viendra rompre l’équilibre harmonieux des fonctions. « Il ne faut jamais violenter ses poumons » dit Tissré. Le cœur ne souffrira pas : son développement s'effectuera en synchronisme, sans à-coup. Il sera constamment préadapté à la tâche que l’on exigera de lui. En somme, à aucun moment, l’équilibre des fonctions ne sera rompu.

Pour obtenir ce résultat, il n’est que de profiter des enseignéements de l’Ecole suédoise actuelle, basée sur une : expérience plus que centenaire, poursuivie avec ténacité, et esprit critique rigoureux. Et ce faisant, nous rendons

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hommage à la mémoire du docteur Tissié, promoteur fanatique de la méthode rationnelle en France. De toute évidence, elle a fort évolué depuis l’époque de Lin. C’est bien ce aui prouve sa fécondité et la maîtrise de ses adeptes en matière de gymnastique de formation ou gym-

nastique corrective.

1° l'ixvation. Avant tout, il faut fixer : mais fixation ne signifie pas raideur, Au contraire, il faut fixer et assouplir tout à la fois. Car si l’enfant (c’est toujours l’enfant que nous visons implicitement) doit adopter une bonne attitude, il ne doit pas s’y figer. Le rachis est l’axe statique; c’est lui qui constitue en définitive le point d’appui fixe. De la facilité à rectifier ses courbures, à faire disparaître les mauvaises habitudes acquises par les positions défectueuses en classe pendant l'écriture, dépendra tout le jeu de la cage thoracique, tant au point de vue articulaire que musculaire. En somme, comme le dit le docteur THoonis, la colonne vertébrale d’un sujet sain doit être un serpent et non une tringle. Dans ce but, un excellent exercice d’assouplissement et de redressement rachidien consiste à faire passer le sujet entre deux bommes suédoises progressivement rapprochées, suivant l’état d’entraînement. C’est un exercice complet, simple, et... amusant, gage de sa bonne exécution et de son rendement supérieur. La position des épaules est aussi primordiale : elles seront rejetées en arrière, mais pas surélevées. L'enfant, à qui l’on commande de rejeter les épaules en arrière, se contente de les élever, ce qui donne une attitude disgrâcieuse et porte la tête en avant. Il importe, en effet, que les omoplates, point d’insertion principal des muscles inspirateurs auxiliaires se fixent en attitude correcte : celle-ci dépend des courbures du rachis. (à dos rond, mauvaise attitude scapulaire), de la longueur des clavicules (comme nous l’avons vu à propos des scapulæ alatæ) plus que de la valeur des muscles vertébro-scapulaires.

2° Assouplissement. L’assouplissement des articulations

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