‹ Insuffisance et Reeducation RespiratoiresChapitre 74 sur 101 · LA REEDUCATION RESPIRATOIRE EN PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

LA REEDUCATION RESPIRATOIRE EN PATHOLOGIE

Il n’est aucune maladie qui ne doive bénéficier de l’hygiène respiratoire. Mais elle peut être plus profitable à certaines. Si, pour les affections chroniques, elle peut agir en n'importe quel temps et le plus précocement possible, pour les maladies aiguës, elle trouvera son indication à la convalescence. Mais le rôle principal de la gymnastique respiratoire est prophylactique. Mieux vaut toujours prévenir que guérir. Chez l’insuffisant respiratoire, même sans hypotrophie générale bien nette, l’hypohématose chronique diminue considérablement les moyens de défense. L'’individu résiste difficilement aux multiples attaques mi1crobiennes dont il est sans cesse l’objet : l’évolution des infections est, chez lui, longue, pénible et plus grave que chez le bon « respirateur »; les complications surviennent plus fréquemment et sont beaucoup plus sérieuses. Quand la guérison arrive enfin, la convalescence est longue et traînante, les rechutes le guettent plus souvent. En un mot, le terrain déficient se défend mal.

Dans l'étude du traitement des insuffisances respiratoires, par la rééducation, nous avons déjà vu l’effet de celle-c1 sur certaines affections comme l’aérophagie, les séquelles de pleurésie purulente, les déformations vertébrales et thoraciques, la sclérose et l’emphysème pulmonaire...

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