OBSERVATION III
M. M... G..., 24 ans, manœuvre, a eu une grippe en 1918, qui a guéri rapidement. Mais, depuis deux ans, il éprouve une certaine gêne à se servir de sa main droite qui présente en outre des mouvements: involontaires d'ouverture et de fermeture. Il parle difficilement. On le traite par la chloroformine, mais son état empire et il est obligé de cesser tout travail parce qu'il est trop raide.
Il entre dans le service le 30 janvier 1930. A cette date, le malade présente une immobilité complète du bras droit pendant la marche, des mouvements choréoathétosiques de la main droite ; du même côté, le signe du poignet est très net. La face est déviée vers la gauche.
Le 6 février 1930. — Réserve alcaline du plasma : 50,1.
Glycémie : 1 gramme 25 pour 4.000.
On lui institue le traitement suivant :
Hyocine, un demi-milligramme par jour,
Insuline, 10 unités matin et soir.
Même traitement jusqu’au 15 avril, puis suppres sion des 10 unités d'insuline vespérales.
L'état général est amélioré : quoique le poignet soit libéré après chaque injection d'insuline, l’état parkinsonien n’a pas subi de modifications notables.
Le 18 février 1930, — Réserve alcaline du plasma : 51,2.