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CHAMBON CIBERT EPARVIER GUILLEMINET MORENAS ROCHE.
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yon déclare que les opinions émises dans les présentées doivent être considérées comme propres à entend leur donner ni approbation ni improbation.
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À MoN PRÉSIDENT DE THÈSE
MowsiEur LE PROFESSEUR J. FROMENT Professeur de la Faculté de Médecine de Lyon Médecin des Hôpitaux Officier de la Légion d'Honneur
Il fut toujours pour nous un Maître plein de bonté et d’indulgence. C'est dans son service que nous avons reçu les premiers éléments de la science neurologique, et nous le remercions de ses conseils éclairés qui nous ont facilité une tâche ardue. C'est pour nous un grand honneur de nous être vu confier ce travail. Qu'il nous soit permis d'assurer notre Maître de notre gratitude et de notre dévouement.
À MEs JUGEs
A mes MAITRES DANS LES HOPITAUX DE PARIS
À MES MAITRES DANS LES HoPiTAUX DE Lyon
A MES MAITRES DE L'HopiTAL MiLiTAIRE DU VAL-DE-GRACE
À MEs MAITRES DE L'ÉCOLE DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE
https://archive.org/details/IA41553621 0020
Introduction
Aubertin écrivait en 1926 : « L’extrait (pancréatique) devient une sorte de panacée universelle que l’on essaie dans toutes les maladies ; j'ai comme une vague impression que nous sommes en ce moment à la phase des généralisations outrancières, qui ne manquent pas de se produire à la suite des grandes découvertes scientifiques. »
Ce n’est nullement dans ces conditions que l’idée est venue à notre maître M. le Professeur Froment, de faire appel à l’Insuline à titre de médication d'appoint du Parkinsonisme et secondairement comme médication adjuvante de l’encéphalite épidémique et de ses autres séquelles.
« Ce n’est pas — écrivait-il dans un récent article, en collaboration avec M. Chambon () — quelque jeu du hasard, mais bien le développement logique de l’hypothèse de travail que nous avions formulée pour la première fois à la Société de Neurologie, le 7 janvier
(1) J. Fromenr et M. Cxamson, L’Insuline, médication adjuvante de l’encéphalite épidémique et de ses séquelles parkinsoniennes où psychiques. (Journal de Médecine de Lyon, 5 septembre 1930, pp. 491 et suivantes.)
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1926, qui nous a incité à recourir au traitement insulinien, après une longue suite de recherches dont on nous permettra ici de jalonner brièvement les étapes... Etudiant de près les apparents paradoxes qui stigmatisent Parkinsonisme et états striés, nous avons montré qu'ils obéissaient à des lois, qu'ils avaient leur logique.
Ces lois, cette logique étaient celles qui régissent la station verticale, celles qui président à la vie de l’homme debout. C’est ainsi que nous avons été conduit à l'hypothèse de la dystasie parkinsonienne.
L'hypertonie parkinsonienne, rigidité dystasique, est génératrice de fatigue. Ainsi le parkinsonien, rigide en toute attitude, debout comme assis, voire couché — s’il ne dort — est condamné au travail musculaire sans répit à perpétuité. Le dérèglement du mécanisme nerveux qui assure la stabilisation des attitudes entraîne, par suite, un gaspillage d'efforts musculaires. Cet état de surmenage qui en résulte — et dont témoigne toute la bio-chimie du parkinsonien — a des effets seconds. Cette notion de surmenage, conséquences des états striés, jointe à celle de l’acidose et de la sub-acidose qui en résulte — et qu'avec L. Velluz nous avons mise en évidence chez le parkinsônien — devait, on le conçoit, inciter à recourir au traitement insulinien. »
En nous confiant ce travail, M. le Professeur Froment a bien voulu faire un appel direct à notre collaboration. Il nous a demandé de l'aider à suivre les parkinsoniens soumis audit traitement, à noter au jour le jour les constatations faites. Il a bien voulu d'ailleurs nous associer à l’une de ses communications
faite le 6 mars 1930, à la Société de Neurologie de Paris.
Le travail que nous présentons ne prétend nullement être une mise au point définitive de la question, ce qui, de toute évidence, serait prématuré. Il s'efforce seulement d'attirer l'attention sur une médication d'appoint du parkinsonisme, vraiment efficace — qui est d’ailleurs, si l’on peut dire, physiologiquement logique —- et de le faire à l’aide de documents précis, pour la plupart inédits, qui tous, du reste, ont été recueillis dans le service hospitalier de M. le Professeur Froment ou parmi les malades qu'il a suivis et traités hors de l’hôpital.
Dans un premier chapitre de généralités, après un bref historique des syndromes parkinsoniens, nous parlerons de la conception actuelle de la paralysie tremblante. Nous ferons ensuite une étude physio-chimique de la contraction et de la fatigue musculaires. Puis, nous étudierons certaines propriétés de l’Insuline.
Enfin, après une série d'observations, nous essayerons d'interpréter les faits que nous aurons eus sous les yeux et d’en tirer les conclusions.
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