OBSERVATION XI
M. S... J., âgé de 34 ans, a eu une grippe en 1919, à la suite de laquelle il est demeuré pendant trois mois avec une température voisine de 40°, du délire, de la diplopie. Puis la santé revient et il reprend son travail jusqu'en 1922. Il est alors obligé de cesser, car il ne peut plus rien faire : ses membres sont raides, le bras et la jambe gauche tremblent.
Depuis un mois il est traité par de la génoscopolamine avec un certain succès.
Le 3 mars 1930. — Il entre à la clinique Jeanne d'Arc, présentant un syndrome parkinsonien postencéphalitique net avec rigidité et tremblement marqués à gauche.
Analyses chimiques à l’arrivée.
Le 5 mars 1930. — Coefficient de Maillard-Lanzenberg :
Urmes dif na te PR Eu SUR é Le 6 mars 1930. - Coefficient de Maillard-Lanzenberg :
Urimes du one fin se een ee 5,7 Urtn6s Ed mire Si PEN rene 3,1 Drines ABSOLUE 8,9
Glycémie : 1 gramme 05 pour mille.
Réserve alcaline du plasma : 45.
Coefficient créatinique : 20 milligrammes par kilogramme et par 24 heures.
StPTe,
Métabolisme basal : 45 (augmentation de 14 %).
Le traitement insulinique est commencé le 9 mars au matin.
Le 9 mars 1930. —— Insuline, 5 unités le matin.
Le 10 mars 1930. - Insuline, 5 unités le matin et 5 unités le soir.
Le 11 mars 1930. — Le malade peut sortir, se sent plus souple ; les injections ont un effet immédiat vérifié au Romberg aggravé. La dose d'insuline est portée progressivement jusqu’à 20 unités par jour.
Le 13 mars 1930. — Coefficient de Maïllard-Lan-
zenberg :
inédit es EME EC 5,6 Lrinbsr dés midi eee ee 117?
CMOS UE SOIT RENTE Le Len: 7,6
Glycémie : 0 gramme 97 pour 1.000.
Réserve alcaline du plasma : 58. Métabolisme basal : 43 (augmentation de 9 %). Le 14 mars 1930. — Hyoscine, 1/2 milligramme à 8 heures ; insuline, 20 unités à 18 heures. La phase troublée de l’hyoscine a duré chaque jour cinq heures environ, mais l'association médicamenteuse est fort bien supportée.
Le 16 mars 1930. — Avant la sortie de la clinique : Réserve alcaline du plasma : 55.
Glycémie : 0 gramme 94 pour 1.000.
Le malade est beaucoup moins raide qu’à son entrée, il se sent lui-même moins fatigué, a meilleur appétit.