‹ Insuline et ParkinsonismeChapitre 27 sur 36 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

Mme L..., âgée de 35 ans, a eu une grippe très forte en 1918. En 1922, à la suite d'un acouchement pénible, elle est prise de douleurs lombaires, de faiblesse dans les jambes, d’une grande difficulté à marcher. Le pouce droit se met à trembler. Petit à petit, le tremblement gagne tout le membre supérieur droit et le côté gauche, la malade se penche en avant pour marcher, et, en 1927, même en position assise, elle ne . peut maintenir le tronc vertical. La parole est nasonnée, difficile. Mme L... est traitée successivement par de l’Uroformine et de l’Hyoscine sans amélioration.

En décembre 1929, l’Insuline est essayée; le traitement est suivi régulièrement à raison de dix unités quotidiennes, le matin, à 5 heures, associées à deux granules de génoscopolamine à 11 heures et à 16 heures, et à une injection d’hyoscine de 3/4 de milligr. le soir à 23 heures.

La malade habitant Roanne, il nous a été impossible de pratiquer les examens chimiques; mais les épreuves du Romberg aggravé montrent un assouplissement net du poignet après l'injection d'insuline. Au bout de six mois de traitement bien supporté, on peut constater que Mme L... marche plus facilement, se tient droite. se meut avec moins de raideur. Elle dit elle-même

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qu'elle peut faire son ménage presque sans peine; elle se sent mieux, a meilleur appétit, son état général est nettement amélioré.

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