OBSERVATION XVI
Mme G..., âgée de 57 ans, n’a aucun épisode grippal ou encéphalitique dans ses antécédents. Le début de l'affection actuelle remonte en 1923, époque à laquelle la malade s'aperçoit d’une certaine gêne pour coudre. Peu à peu s’installe une impotence presque complète du bras droit.
En 1926, la jambe droite est prise à son tour.
En juillet 1929, Mme G... ne peut même plus se servir de la main gauche, si bien qu'elle he peut pas manger sans le secours d’une tierce personne. En septembre 1929, elle ressent des douleurs diffuses au niveau des membres supérieurs, particulièrement du
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poignet droit, qui ne peut plus effectuer aucun mouvement.
À l'entrée de la malade dans le service, au mois d’octobre 1929, on constate un état parkinsonien bilatéral avec prédominance à droite, le signe du poignet est impossible à trouver à droite, car la douleur que provoque sa recherche est trop violente. Le poignet gauche est très raide.
Aucun examen chimique n’a pu être pratiqué.
La malade est traitée par l'insuline à raison de dix, puis vingt unités par jour; quinze minutes après chaque injection, le poignet droit cesse d’être douloureux et permet une légère mobilisation, quoique demeurant empâté.
Le 15 novembre 1929, l'association insuline et hyoscine est essayée avec bons résultats. La malade mange de meilleur appétit (seule) et marche sans soutien à travers la salle.
En septembre 1930 (la double médication a été continuée jusqu'alors), nous avons revu la malade, sortie de l’Hôtel-Dieu depuis quelques mois. Elle ne souffre presque plus, son état général est excellent, elle est subnormale.