‹ Insuline et ParkinsonismeChapitre 36 sur 36 · ER OO · texte numérisé non relu

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que le malade soit soumis à une surveillance sévère pendant l'installation du traitement, de façon à pouvoir immédiatement parer à un accident hypoglycémique toujours possible au début.

Quelles sont les indications de l'insuline dans le parkinsonisme? L'expérience nous a montré qu’elle était utile dans tous les cas où l’état général du malade était altéré; que, d’autre part, elle agissait plus sur la rigidité que sur le tremblement; enfin, le traitement insulinique nous semble formellement indiqué, indispensable, dans tous les cas de cachexie parkinsonienne. Il serait bon, avant d ‘entreprendre un traitement, de faire certaines recherches chimiques, et particulièrement la mesure de la réserve alcaline du plasma; nous avons vu que c'était le témoin le plus constant du véritable état d'intoxication qu’amène chez le parkinsonien son état dystasique. Toutes les fois que le taux de cette réserve alcaline atteint un chiffre inférieur à 90, pour l'adulte, il faut mettre en œuvre l'insuline.

Conclusions

1. — L'état dystatique du parkinsonien est générateur d’une acidose qui se manifeste par un abaissement plus ou moins considérable du taux de la réserve alcaline. L'’insuline fait remonter le taux de la réserve alcaline. L'insuline améliore considérablement l’état général du parkinsonien, lui rendant ses forces en même temps que l'appétit. La rigidité parkinsonienne est elle-même temporairement atténuée, ce que décèle le test du poignet. L’insuline n’a, par contre, presque aucune

action sur le tremblement. .

II. — Le traitement insulinique est indispensable dans les cas de cachexie parkinsonienne, alors même que toutes les médications habituelles ont été inefficaces. Il peut rendre encore de réels services dans le parkinsonisme non compliqué. Médication de luxe chez le petit parkinsonien, l'insuline acquiert, chez le parkinsonien moyen, le rôle d’appoint efficace. Plus l’état parkinsonien s'aggrave, plus son intervention devient nécessaire pour parer aux redoutables conséquences du surmenage musculaire intensif et prolongé.

Il ne s’agit pas d’ailleurs de mettre hyoscine et insuline en concurrence. Il ne faut pas demander en effet

PET: Mo,

à l'insuline de déparkinsoniser le malade, et ce n’est qu'associée à un autre médicament tel que l'hyoscine, la génoscopolamine ou le datura stramonium qu'il faut la prescrire.

IT. — L'’insuline agit sur l’état d’acidose en activant le processus de Meyerhof de reconstitution du glycogène aux dépens de l’acide lactique formé au cours de la contraction soutenue qu'est la rigidité parkinsonienne. Quant à son mode d'action intime, immédiat. sur cette rigidité, il reste encore à trouver.

Vu : Le PRÉSIDENT DE LA Thèse, LE Doyen, J FROMENT.

JEAN LEPINE.

Vu et permis d'imprimer Lyon, le 3 Octobre 1930

Le Recreur, PRÉSIDENT pu ConsEïL, DE L'UNIVERSITÉ,

Josepx GHEUSI.

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