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« Kinésie paradoxale », terme derrière lequel il était aisé de se retrancher.
M. Charles Foix a constaté que la rigidité atteignait principalement les muscles de l'équilibre et ceux de la mimique. Cette rigidité serait primitive, par destruction des centres inhibiteurs ().
Mais notre Maître M. le Professeur Froment, après de nombreux travaux et de multiples recherches, a émis une hypothèse fort séduisante : Pourquoi le parkinsonien ne serait-il pas « raide » secondairement, pour remédier à l'instabilité résultant d’un trouble de la régulation statique?
Un phénomène caractéristiqué du syndrome, le signe « de la roue dentée » ou « du poignet », vient confirmer cette idée nouvelle. Le parkinsonien (5), en état de continuel déséquilibre, tient involontairement ses muscles en éveil comme un homme dont la position est instable. Dès lors, la kinésie paradoxale cesse d’être un paradoxe. L'équilibre étant différent dans la marche et dans la course, le sujet peut fort bien courir, étant par ailleurs incapable de marcher convenablement.
Rapprochant alors le parkinsonisme d’une autre affection, dépendant également d’une lésion des corps striés, la « dysbasia lordotica », M. le Professeur Froment a pu dire : le parkinsonien se penche en avant
(4) Charles Foix, Sur le tonus et les contractures. (Revue Neurologique, 1924, tome II, pp. 1 à 22.)
(5) J. FromEeNT et Mme Vincent Loïson, La rigidité parkinsonienne a-t-elle pour équivalent physiologique la rigidité de déséquilibre que provoque incidemment, chez le normal et le nonparkinsonien, toute statique litigieuse ? (Revue Neurologique, 1926, tome II, p. 1206.)
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par déficience prédominante de l’amarre postérieure, le dysbasique, au contraire, se penche en arrière parce que son amarre antérieure est insuffisante. Plusieurs expériences, sur lesquelles nous ne pouvons pas insister dans ce travail, légitiment cette hypothèse.
Voici du reste ce que dit M. le Professeur Froment, dans sa Leçon inaugurale du Cours de Pathologie Interne : « L'homme debout » (6) :
« En attirant l'attention sur les variations de la roue dentée, sur les variations de la rigidité qui changent d'intensité et de lieu en fonction de l'attitude, nous avons, Croyons-nous, mis hors de doute le caractère dystasique de l’état parkinsonien. L'augmentation de la rigidité par l'épreuve de Romberg, surtout quand on l'aggrave de mouvements de tête, sa diminution dès que le malade s’étaye ou porte un bon corset de soutien, n'apportent-elles pas la preuve du bien fondé de cette manière de voir ?
« Tout se passe, nous semble-t-il, comme si, dans l'état parkinsonien, il y avait régression de la fonction statique et dissolution progressive, tout au moins partielle, des réflexes qui l’assurent.
« Le malade devient de plus en plus incapable de réaliser la statique souple à minima. Aussi doit-il, même pour des attitudes qui ne le comportaient pas, recourir à la statique renforcée. De là l'extrême fatigue, les courbatures qui l'obligent sans cesse à changer d’attitude. Ne pouvant le déposer, il déplace sans cesse son Carcan.
(6) J. Fromexr, L'homme debout. Régulation de sa statique. Ses troubles. (Leçon inqaugurale du Cours de Pathologie interne, Revue de l'Université dé Lyon, mars 1998.)
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« Il en résulte un véritable état de surmenage avec accumulation dans l'organisme de déchets de fatigue. »
Il y aurait, ajoute encore notre Maître, une symptomatologie en quelque sorte double du Parkinsonisme; une première comportant les effets « primitifs », résultat direct des lésions encéphaliques, et une deuxième, qui serait constituée par des « effets seconds », conséquence du surmenage que fatalement entraînent les troubles de la régulation statique et qui sont susceptibles d’engendrer à leur tour des lésions secondes (re
(7) J. FroMewr, P. Ravautr et J. DecHauMe, Syndromes striés et surmenage musculaire. Le problème des lésions secondes. (Journal de Médecine de Lyon, 29 juin 1929, p. 409.)
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