OBSERVATION
Mile R..., âgée de 29 ans, a, vers le milieu du mois de décembre 1922, une grippe qui dure huit jours environ, sans grande gravité, presque pas soignée. Dans la nuit du 24 au 25 décembre de la même année, qui fut une nuit d’insomnie et de grande agitation, la malade s’est sentie particulièrement fatiguée, éprouvant comme une série de décharges électriques dans les membres, Le lendemain, elle reste somnolente toute la journée, se maintient au lit, n'entend et ne voit rien de ce qui se passe autour d’elle tout en gardant les yeux ouverts, mais se rend parfaitement compte de son état qui dure encore trois semaines au cours desquelles on la soigne pour « dépression nerveuse ». Quelques jours après, elle reprend une vie à peu près normale. Pourtant elle a maigri considérablement et, pendant six mois encore, elle présente des troubles digestifs : vomissements aussitôt après l’investion d'aliments.
À Pâques 1923, Mlle R... veut reprendre ses études, mais elle se met à trembler, surtout des membres supérieurs et particulièrement des mains, en même temps elle ressent des douleurs assez fortes aux épaules. Désormais ce tremblement ne cesse pas et, à la rentrée de novembre, elle constate qu'elle éprouve une certaine difficulté à fixer son attention. En juillet 1924. elle part en vacances, mais séjourne à la montagne, se fatigue beaucoup, prend froid plusieurs fois et tremble beaucoup plus en rentrant chez elle. Aussi décide-t-elle
SRE
d'abandonner définitivement ses études. Vers le milieu d'octobre 1929, en rentrant de la campagne, le tremblement s’accentue encore ; chaque effort, chaque déplacement est très pénible. La malade ne peut plus marcher seule, non plus que s'habiller et se dévêtir, elle est tellement raide qu'elle ne peut même plus se tourner dans son lit. Elle entre à la Clinique Jeanne d'Arc, le 5 novembre 1929.
Les traitements suivis jusqu'alors étaient composés d’hyosciamine, puis d’hyosciamine et d’adrénaline, on ajoute ensuite l'absorption de granules de phosphure de zinc. En 1925, elle prend de la génoscopolamine, enfin On associe hyoscine et génoscopolamine, en alternant matin et soir les deux médicaments.
La malade est laissée pendant trois jours sans aucun traitement pour permettre certaines analyses.
Le 6 novembre 1929. - Coefficient de Maillard.
Lanzenberg :
Urines de-9: héures. .… .....,2,4:.., 12,5 Ürines de 11Mhétres 252742 lue 5,8 Urines de 21 heures. 5255042 LU 4,5 Le 7 novembre 1929. -— Coefficient de Maillard. Lanzenberg :
Urines de heures es ns 13 Panestdenti heures in) in 5,7 Urines de 21-heures. 7... 2e, 7,2 Le 8 novembre 1929. - Coefficient de Maillard- Lanzenberg :
Ermes:déiheurer tie un: 11,8
É Op CS
Urines} de 21:heures 2 2050 7,4 Réserve alcaline du plasma : 54.
Glycémie : 1 gramme 52 pour 1.000.
Du 10 au 16 novembre 1929 : 10 unités d'insuline matin et soir en injection intra-musculaire.
L'état général est meilleur, la malade peut se tourner dans son lit, une heure après la piqûre on constate un certain degré de libération de la raideur du poignet.
: Du 17 au 20 novembre 1929 : 15 unités d'insuline matin et soir, associées à un demi-milligramme de chlorhydrate d’hyocine le matin.
Le 20 novembre 1929. — Coefficient de Maillard-
Lanzenberg :
Urines de 9 heures................ 7,8 Urines: de 12 heures: :.:.1:2.72270% 72 Urinés de 21 heures 11. Nm 9,4 Le 21 novembre 1929. —— Coefficient de Maillard- Lanzenberg :
Urines de 9 heures..........,..... 9,8 Urimes ‘de”Tlheures:7, 240700 Fi Urines/dé;21-heuress..80e 0e 11,4 Le 22 novembre 1929. —— Coefficient de Maillard- Lanzenberg :
Urines de'9:heures:.…..... 4.0.2 10,2 Urines de 11 heures.............. 9 Urines le 21 ’heüres 2 mere 6,8
Réserve alcaline : 59.
Glycémie : 1 gramme 12 pour 1.000,