B. —— FORMES INAPPARENTES DE LA GRIPPE
Bien plus, on a pu montrer, dès que l’on a été en possession de méthodes permettant de titrer les anticorps contre le virus de ja grippe, qu un grand nombre de sujets présentaient dans leur sérum la preuve de l'infection sans que celle-ci se soit manifestée par une traduction clinique. Cette notion d’infection inapparente, établie par Nicozre, a été appliquée aux infections à virus et s'est révélée comme un phénomène très général. Pour la grippe, une abondante littérature témoigne de leur réalité (Sruart-Hanrris et Coll. 1954 - Worr, 1954 : Pontrecorvo, 1953 - GATEIGNE, 1950). Ces formes inapparentes, loin de constituer une rareté, représenteraient un pourceñtage important mais variable avec les épidémies : HoyLe (1944), utilisant la réaction de fixation du complément pour la mise en évidence des anticorps, conclut qu'au moins 25 % de la population a été infectée lors de l'épidémie de 1943, alors que moins de 10 % avaient présenté des signes cliniques. La Commission des Affections aiguës des Voies Respiratoires (1948) a montré que, lors de lépidémie qui affecta l’armée américaine en 1943,
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seulement 21 % des sujets reconnus infectés par les investigations sérologiques avaient présenté des manifestations cliniques. Di
Ainsi, la grippe ne saurait être considérée comme une entité clinique définie,