‹ Intérêt de la Réaction de Fixation du Complément pour le Diagnostic de l'Infection Grippale (Application à l'étude de deux épidémies)Chapitre 12 sur 69 · LA GRIPPE, ENTITE EPIDEMIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

LA GRIPPE, ENTITE EPIDEMIOLOGIQUE

A. — VARIABILITE DES MANIFESTATIONS EPIDEMIOLOGIQUES.

Le caractère erratique de da grippe dans le temps et dans l’espace a de tout temps frappé les observateurs : Le virus, très labile, donne lieu à des manifestations épidémiologiques inconstantes (An- DREWES, 1953) :

De 1850 à 1889, on a enregistré peu de décès en Europe occidentale et il faut attendre la grande pandémie de 1889-90, puis celle de 1918-19 pour que les médecins puissent donner une description détaillée de cette forme épidémiologique de la grippe. Très meurtrière par ses complications pulmonaires, celle de 1918-19 frappa surtout les jeunes adultes et causa la mort de 15 à 20 millions de personnes, plus que la guerre elle-même. On admet que lors de cette pandémie, un hybride particulièrement. virulent a pris naissance au sein de populations de yirus apportés par les troupes venues de diverses parties du monde et réunies en Europe par la guerre. En effet, Burner et Lip (1951), Burner et coll. (1953), ont montré expérimentalement que les propriétés de deux virus grippaux pouvaient s'échanger de façon à donner naissance à un mutant stable possédant des caractères antigéniques mixtes. En dix ans après, 1a grippe avait repris une forme.relativement bénigné: "0 U SI01] ‘I87) ‘SINdop Sop1}UOOU9I S9f[09 9P JUOIQJIP FONbIUTO Sotaer à pu se demander si cette pandémie était bien due au virus grippal lui-même, tant ses manifestations épidémiologiques et ses particu-

La forme épidémique habituelle en a été décrite maintes fois en trente ans dans le monde entier : caractérisée par un brusque clocher de morbidité au sein d'une population, mais localisée à un pays, voir une région, une ville où même une collectivité, elle s'éteint spontanément en quelques semaines, donnant lieu à un nombre restreint de complications pulmonaires et de décès qui surviennent surtout chez les sujets âgés ou débilités.

Depuis 1933, les manifestations aiguës semblent s'espacer. En tout cas, on n'a pas, à cette époque, isolé le virus en cause et l’on revanche, les enquêtes sérologiques systématiques, outre les formes inapparentes en période épidémique, ont permis de rattacher à la sein d'une collectivité apparemment indemne, cas sporadiques, cagrippe des cas isolés affectant quelques individus, voire un seul au ractérisant la forme endémo-épidémique de la grippe.

REF er

Depuis une vingtaine d’années, on a isolé les virus de chaque épidémie et on les a classés en trois groupes connus A, B, C. On a vu que les types À et B étaient distincts épidémiologiquement : Aux Etats-Unis, on admet (Axnrewes, 1953) que dans une’ même collectivité, les épidémies de grippe à virus À reviennent tous les 2 ou 3 ans, celles à virus B tous les 6 ans, le virus C ayant un rôle encore peu étudié.

Tel est le caractère extrêmement mouvant des manifestations épidémiologiques de la grippe. Pour l'expliquer, les chercheurs,

avec l’aide des techniques modernes de laboratoire, ont essayé d'élucider les facteurs qui le conditionnent.

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