‹ Intérêt de la Réaction de Fixation du Complément pour le Diagnostic de l'Infection Grippale (Application à l'étude de deux épidémies)Chapitre 31 sur 69 · FACE · texte numérisé non relu

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CHANGE et coll. 1947 - Von Macnus, 1947 - Esser, 1952) et nue pour un titre infectieux et un délai définis.

La concentration des hémagglutinines peut être obtenue par trois types de procédés : ë

— Les procédés physiques consistent dans la centrifugation à vitesse telle que l’hémagglutinine sédimente avec le virus auquel elle est liée. On remet le culot en suspension dans un liquide convenable (WEeiz, 1948).

La concentration chimique est obtenue par précipitation des protéines du virus, sans les dénaturer, par l'alcool méthylique (Gox et coll. 1947).

La concentration par adsorption et élution peut être avantageusement utilisée ; une technique a été mise au point pour le virus grippal par Francis et coll. (1948).

Les hémagglutinines grippales se conservent relativement bien. On note d’ailleurs une résistance variable suivant les souches, à la chaleur et au formol. En pratique on les conserve au réfrigérateur à 4° après dilution des liquides allantoïques au 1/4 et addition de merthiolate (concentration finale 1/10.000) comme préservatif. Ils constituent ce qu’on appelle «l’antigène-stock ».

. 3° Techniques de titrage de l’'hémagglultinine.

Elles s’inspirent de celle de Hirsr (1942) modifiée par SALK (1944). Le principe en est très simple: des dilutions croissantes de virus sont mises en contact avec une suspension d’hématies sensibles dans des tubes à fond sphérique. La lecture est faite après une certaine incubation qui permet la sédimentation spontanée des hématies au fond du tube.

De multiples petites modifications ont été apportées par des auteurs sans toucher au principe de la réaction. Les différences essentielles portent sur la concentration des hématies, dont la diminution augmente la sensibilité du test : une concentration à 0,5 % aboutissant à une dilution finale de 0,25 % permet une lecture facile et nette, |

Au laboratoire d'Hygiène, deux techniques différentes sont utilisées :

— La première est l'adaptation sur lame de la méthode préconisée par HimmezweIT (1949). Elle donne des résultats immédiatement exploitables et présente un grand intérêt pour un titrage des liquides au point de vue de leur pouvoir agglutinant. Elle donne des résultats comparables à ceux. fournis par la méthode en tubes.

— La deuxième est Ja classique méthode en tubes de SArK, mettant en présence des dilutions croissantes de la suspension ‘virale à partir d'une dilution de base 1/10, sous un volume de 0 ee ile

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et 0,25 ml. d’une supension d’hématies de poule à 0,5 %. La lecture se fait au miroir concave après sédimentation de une heure et quart.

La première méthode est d’une grande utilité pour le tri des liquides infectés mais n'a qu’une valeur d'orientation. La deuxième se prête parfaitement à des titrages en grande série et possède une précision appréciable.

Spécificité du phénomène d'hémagglutination.

Si le test d’agglutination directe des hématies sensibles par le virus grippal est une méthode simple et rapide de contrôle du résustat d’un isolement, la preuve de la présence du virus est seulement présomptive et demande à être vérifiée par les tests de spécificité qui permettent d’exclure les causes d'erreur : réaction d'inhibition, réaction de fixation du complément, neutralisation de la multiplication virale «in ovo » pratiquées en Dore d'un antisérum spécifique,

Les causes d’erreur, en effet, sont multiples :

— L'hémagglutination peut être due à un autre virus agglutinant (surinfection dans un laboratoire où l’on manipule ete virus).

— Une contamination par des micro-organismes figurés peut agglutiner des hématies de poule (SArx et coll. 1945 - FLorMmaw, 1946).

— La cause essentielle qui peut troubler l'interprétation d’une agglutination est la présence d'agglutinines naturelles dans l’œuf (Commission of Acute Respiratory Diseases, 1946). En effet, il existe une agglutinine dans le liquide amniotique d’un œuf normal après le onzième jour d’incubation, active sur les hématies humaines mais non sur celles de poule.

— Enfin, une pseudo-agglutination peut être due à la présence de traces de cuivre dans l’eau distillée employée (SAUTTER et LÉPINE,

B. - LA REACTION D'INHIBITION 1. L'inhibition spécifique :

Me Crerranp et Harr (1941) ont eu l’idée d'appliquer l'agglutination des hématies à la détermination du taux d’anticorps que peut renfermer le sérum d’un malade, en mettant en évidence la neutralisation du virus grippal par les anticorps.

Mais c’est surtout Hrrsr qui, par ses travaux (1942), a contribué à démontrer la valeur de la méthode, à en fixer la technique et en généraliser l'emploi. Après lui, de nombreux auteurs l’ont utilisée

et l’utilisent encore pour déceler l'infection grippale dans ses diverses manifestations chez l'homme et l’ont comparée aux autres tech-

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niques immunologiques proposées. Mais avant de conclure sur sa valeur, il importe de parler des difficultés rencontrées au cours de sa mise en œuvre par différents auteurs.

[f. L'inhibition non spécifique :

Il est apparu très vite que de nombreux facteurs peuvent gèner l'appréciation de la spécificité de l'inhibition de l'hémagglutination. Beverice et Lip (1946) signalent la présence d'inhibiteurs non spécifiques dans l'œuf embryonné non infecté entre le 13 et le 16° jour d’incubation, qu'on peut neutraliser par du virus vivant. Francis (1947) observe la présence d'inhibiteurs non spécifiques dans le sérum normal. Par la suite, deux groupes d’inhibiteurs sériques ont été décrits :

— Un composant thermolabile, isolé par Me Crea (1946), facilement éliminé par simple chauffage à 60° pendant 20 minutes (BevEeRIDGE et Lip, 1946).

— Un composant thermostable, de nature polysaccharidienne (Mc CrEA, 1948 a) dont l'élimination pose des problèmes plus complexes, résolus par les recherches de Burner et coll. (1947), ANDERSON (1948), Mc Crea (1948 b) et Hirsr (1948) : elles ont mis en évidence que les substances inhibitrices peuvent être neutralisées par contact avec du virus vivant, par un extrait de vibrion cholérique, par un excès de périodate de sodium ainsi que par des ferments protéolytiques (trypsine). , 111. Techniques de la réaction d'inhibition de l'hémagglutination :

Comportant de nombreuses variantes, elles dérivent toutes de celle proposée par Sazx (1944). La technique utilisée au laboratoire d'Hygiène de la Faculté de Médecine de Lyon est celle recommandée par le Comité d'Experts de la Grippe de l'Organisation Mondiale de la Santé dans sa session de 1952. Nous n’en donnerons donc pas la description, d’ailleurs rapportée dans tous ses détails dans l’ouvrage de P. Lépine et R. SontEr (1954). Sazx (1948) a préconisé one de plateaux en matière plastique au lieu de tubes à hémoyse.

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