‹ Intérêt de la Réaction de Fixation du Complément pour le Diagnostic de l'Infection Grippale (Application à l'étude de deux épidémies)Chapitre 35 sur 69 · I. RÉACTION DE FIXATION DU COMPLÉMENT · texte numérisé non relu

I. RÉACTION DE FIXATION DU COMPLÉMENT

PREPARATION DES ANTIGENES

La découverte par BorpeT (1939) de la fixation du complément sur les complexes antigène-anticorps a été appliquée au diagnostic des infections à virus. Smrrx (1936), le premier, utilisa comme antigènes grippaux des suspensions d'organes virulents. Mais la valeur des résultats était discutée et beaucoup étaient considérés comme non spécifiques, malgré des travaux intéressants repris par HoyLE et FAIBROTHER (1937).

Une étape nouvelle est franchie lorsqu'on parvient à purifier ces antigènes des substances tissulaires qu’elles contenaient (KNIGAT, 1946 - Hoyze, 1948 a).

Parallèlement, l’application à l'étude des virus de la culture sur œuf de poule par GoopPasTuRE, offrait une source importante d’antigènes (Nicc’et coll. 1940 - Burner, 1940).

On s’aperçut rapidement que l'antigène peut être dissocié des particules de virus (HoyLe et FAIRBROTHER, 1937), car il est de très petite taille et se comporte comme un antigène soluble (LENNETTE et Horsrartr, 1940) spécifique du type antigénique du virus, mais non de la variété dans le type (LeNNETTE et Horsrarz, 1941). I existe pourtant une fraction antigène fixant le complément qui est attachée à la particule de virus et dont la spécificité étroite est comparable à celle obtenue dans la réaction d'inhibition de l'hémagglutination (FriEpEwALD, 1943).

Les recherches des dernières années ont eu en vue de parfaire la purification des antigènes (Hoyre, 1945-1948 à) et aussi de préciser les modalités de formation de ces antigènes dans les tissus infectés. Wiener et coll. (1946), Hence et HENLE (1949), HoyLe (1948 b - 1953 a, 1953 b), ont précisé le cycle du développe-

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ment du virus dans l’œuf : Inoculé dans la cavité allantoïque, il est repris par les cellules bordantes de la membrane chorio-allantoïque et transformé en une forme intra-cellulaire non infectieuse, non agglutinante, identique à l’antigène soluble, qui se multiplie pendant 6 heures au bout desquelles le virus infectieux réapparaît, passe dans le liquide allantoïque et recommence le cycle. WycKoFF enfin (1951-1953), suit le phénomène au microscope électronique et voit que les cellules de la membrane chorio-allantoïque déversent le virus infectieux dans le liquide allantoïque, en émettant des protrusions cytoplasmiques sphériques qui présentent les caractères du virus lui-même. Ces études ont l'intérêt de préciser à quel moment après l’inoculation tel ou tel type d’antigène est produit en quan- Uté maxima. | Ainsi, on dispose actuellement d'antigènes dûment purifiés qui permettent le diagnostic au laboratoire de façon satisfaisante.

Au laboratoire d'Hygiène de la Faculté de Médecine de Lyon, deux types d’antigènes ont été utilisés :

En i953 ont été utilisés des antigènes de poumon de souris préparés au laboratoire par le docteur J. Buissière, suivant la technique de HoyLe (1948 a), comportant une séparation de l’antigène soluble par addition de chloroforme, passage d’une nuit au réfrigérateur, et centrifugation. Ces antigènes ont donné des résultats comparables à ceux obtenus, à partir de 1954, par l'emploi d'antigènes préparés à partir de membranes d'œuf infecté. Pour la préparation de ces derniers, on a suivi les deux techniques préconisées par le Comité d'Experts de l’'O.M.S. (1952) : '

La méthode À : Prélèvement des membranes après incubation de 48 heures, congélations et décongélations successives, centrifugation, addition de chloroforme et nouvelle centrifugation, le surnageant constituant l’antigène soluble. Cette méthode nous a permis de préparer un antigène du type À à partir d’une souche PRS.

La méthode B : comporte une inoculation massive (dont l’intérêt est d’inhiber la formation des hémagglutinines), et une récolte précoce après 6 heures. Les membranes lavées et broyées sont centrifugées. Leur infectiosité est détruite par passage aux rayons ultraviolets, Cette technique nous est apparue plus propre à la préparation d’un antigène du type B à partir d'une souche LÉE, que la méthode À qui nous à donné un échec.

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