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Ces variations dans les résultats obtenus entraînent d'une part la difficulté de reproduire la réaction dans un même laboratoire à des moments différents et, à plus forte raison, dans des laboratoires différents, d'autre part la nécessité absolue, pour établir un diagnostic, de comparer les titres de deux prélèvements effectués au début et à la période de convalescence de l'affection. Cette nécessité est encore plus impérative si l’on tient compte que les anticorps inhibant l’hémagglutination engendrés par une atteinte de grippe persistent assez longtemps après la guérison dans le sérum des sujets pour qu'on ne puisse en aucun cas attribuer une valeur à un titre élevé découvert sur un unique échantillon pour le diagnostic d’une infection récente.
Pour toutes ces raisons, la réaction d’inhibition de l'hémagglutination apparait de plus en plus comme devant céder le pas, pour le diagnostic clinique, à la réaction de fixation du complément. Une étude comparée des deux méthodes sera envisagée dans un prochain chapitre.
Par contre, elle apparait actuellement irremplaçable pour une étude immuno-épidémiologique : La persistance des anticorps inhibant l’hémagglutination permet en effet l’étude statistique de l’immunité d'une population par une enquête sérologique systématique (Hicreman ei coll. 1953). Surtout par sa haute spécificité, elle apporte pour le typage des souches des renseignements qu'aucune autre méthode ne saurait fournir.