‹ Intérêt de la Réaction de Fixation du Complément pour le Diagnostic de l'Infection Grippale (Application à l'étude de deux épidémies)Chapitre 5 sur 69 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La grippe est une cause importante de morbidité et parfois de mortalité chez l’homme puisque l'épidémie de 1918-1919 a causé la mort d'environ 20 millions de personnes. Sa gravité a attiré rapidement l'attention des biologistes. Un Comité a été créé dans le but d’enrayer ses effets: Le Centre Mondial de la Grippe (Londres), sous le contrôle de l'Organisation mondiale de la Santé, Fonctionnant comme «organisation de recherches » (ANDREWES), il coordonne les travaux des chercheurs du monde entier, dans le but de découvrir les meilleurs moyens de diagnostic, de traitement et de prophylaxie de cette infection.

Dans le cadre des recherches entreprises par le Professeur R. Sommier au Laboratoire d'Hygiène de dla Faculté de Médecine de Lyon; concernant le diagnostic et la prophylaxie des infections à ultra-virus, nous avons essayé d'apporter quelques confirmations aux notions actuellement acquises sur cette infection, par le FOYER des méthodes biologiques spécifiques.

Après un bref historique des étapes de la connaissance de la maladie, nous donnerons un exposé rapide des conceptions actuelles sur la grippe, telles qu'elles se dégagent des travaux les plus récents.

Nous passerons ensuite en revue les différentes méthodes qui en permettent le diagnostic au laboratoire, en montrant. pour chacune d'elles, la part qui lui revient dans l'établissement de ces conceptions. Nous étudierons successivement :

— Méthodes biologiques spécifiques :

— Méthodes directes : Isolement du virus.

— Méthodes indirectes : Réactions sérologiques : Réaction d’inhibition de l'hémagglutination ; Réaction de fixation du complément ;

Autres méthodes sérologiques.

— Méthodes biologiques non spécifiques : Méthode cytologique.

Une telle étude ne pouvait être entreprise sans faire appel à de nombreuses collaborations. Nous devons à l’indulgence du professeur R. SontEr, qui nous a inspiré le sujet, d’avoir pu, pendant irois ans, participer, de façon bien modeste, aux travaux que ce Maître incomparable dirige avec l’aide d’une équipe où nous avons trouvé des amis, plus que des chefs ou des collaborateurs.

Nous tenons à remercier très vivement le docteur E. COUTURE, chef de travaux, qui nous a si souvent soutenu de son expérience ct de son optimisme, le docteur F. BENAzZET, agrégé d'Hygiène et chef du Laboratoire de l'Hôpital Militaire Des Genettes, et le docteur J. Trivozer, qui nous a accueilli au laboratoire en camarade.

Nous devons une gratitude toute particulière au docteur mademoiselle M.-M. PrrrLarD qui nous a initié, avec beaucoup de patience, à la sérologie et la bactériologie et nous a convaincu de la rigueur nécessaire à leurs techniques.

Nous sommes redevable à toute l’équipe du laboratoire des résultats exposés dans ce travail, tant aux aides-techniques, Milles F. Cuarzur et Y. CHARDONNET, qui ont assuré les ovocultures et .F'expérimentation sur l'animal, qu’à Monsieur J. MAURETTE, aide de laboratoire spécialisé, qui ne nous a jamais laissé manquer de matériel. ù

Nous ne sommes pas près d'oublier l'ambiance de camaraderie dans laquelle nous avons travaillé, à la section de sérologie, aux côtés de Mademoiselle J. FrEyYDIER et de nos camarades d'Ecole G. Favier et Gavanou.

Nos remerciements vont aussi au personnel du service des Gontagieux ‘de l'Hôpital Des Genettes, aux médecins des corps de troupe et au docteur OssoLa, qui ont réuni les observations cliniques et pratiqué les prélèvements, ainsi qu'à mademoiselle Y. Pons, dont l’aide nous fut précieuse pour nos recherches bibliographiques.

Toutes ces recherches n’ont été rendues possibles que par l’équipement technique et les produits obtenus grâce aux crédits alloués par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

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