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qu'une diminution rapide de ces anticorps est constatée dans les 3 à 6 mois après une épidémie et qu «en un an, tous les titres sont revenus à leur valeur normale » (FAIRBROTHER et MARTIN, 1938).
Les statistiques de ces auteurs mettent en évidence la rareté des titres élevés dans les sérums des sujets en dehors d’une épidémie. Ainsi, HoyLe et FarrBrorner (1947) sur 1.562 sérums testés avec un antigène À obtiennent 1.453 titres inférieurs au 1/8, 92 au 1/8, 14 au 1/16 et 3 au 1/32. Pour la grippe B, les résultats sont semblables, l'incidence des titres supérieurs ou égaux au 1/16 n’excédant pas 1 % des cas (0,53 % dans notre statistique).
En revanche, pour 138 sérums de convalescents, ils trouvent le test positif dans 95 % des cas, 64 % atteignant ou dépassant Île 1/16. Pour la grippe B, épidémique, Farxas et Domor (1954) trouvent, pour 1.140 adultes suspects de grippe, 129 réactions au 1/16, 10% en 17/82" 550rau 1/64, 63 au 1/128. 28 au 1/256 et 13 au 1/512, soit un peu plus de 60 % supérieures ou égales au 1/16. Pour 64 enfants de 2 à 10 ans, la répartition était identique, mais pour 152 enfants de moins de 2 ans, 12 seulement furent positifs au delà du 1/8, le titre maximum étant le 1/64. En particulier, chez un enfant à partir duquel fut isolée une souche de virus B, le titre s’éleva seulement 2 mois après la maladie, lorsqu'il eut atteint l’âge de 7 mois. De tels faits ont été signalés également par AnpERsoN et coll. (1953). Cette incapacité relative des jeunes enfants à réagir à l'infection par une élévation du titre des anticorps pourrait expliquer la rareté des réactions positives dans notre statistique portant sur les enfants de 0 à 15 ans de MoNTPELLIER, rareté qui contraste avec la découverte parmi eux de 2 cas authentiques de grippe.
La plupart des auteurs admettent, en conclusion, que le titre du 1/16 est pratiquement toujours significatif d'une infection récente.
Cependant, certains auteurs obtiennent des résultats légèrement différents :
Simrocx et coll. (1953) admettent comme significatif le titre du 1/40 ++++ mais précisent que ce titre est exigible de la 3° à la 4 semaine qui suit le début de la maladie, des titres du 1/10 au 1/20 ayant quelque valeur de présomption dans la première quin: zaine. Surtout, ils utilisent pour leurs réactions un antigène viral purifié et des liquides allantoïques bruts, reconnaissant eux-mêmes que, de ce fait, leurs résultats ne peuvent être comparés avec ceux de HoyLe. En ce qui concerne la sensibilité de leur réaction, ils concluent que l'emploi des antigènes viraux expose aux mêmes déboires que la réaction de Hirsr.
De même les conclusions de TErz et coll. (1954) sont différentes, puisque, utilisant des antigènes solubles, ils considèrent comme significatif un titre du 1/64; ils s'appuient sur le fait que, sur 498 sujets atteints d'infections « autres que la grippe», 101 at-
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teignent le 1/16 et 42 entre le 1/32 et le 1/64; mais ils précisent que ces Sujets «témoins » ont élé testés à une époque où sévissait une épidémie de grippe, conditions évidemment éloignées de celles requises par les autres auteurs pour l'établissement du titre significatif.
ETUDE COMPAREE DE LA REACTION DE FIXATION DU COMPLEMENT ET DE LA REACTION D'INHIBITION
DE L'HEMAGGLUTINATION A. - Fidélité.
Nous avons montré que la FDC permet le diagnostic par l'examen d'un seul sérum, alors que le HirsT exige impérieusement l’examen de deux sérums. Le titre absolu fourni par cette réaction varie, en effet, dans de très larges limites en fonction de l’antigène utilisé et pour un même antigène, d’un test à l’autre; bien que n’employant pas cette réaction à des fins diagnostiques, nous l'avons pratiquée sur quelques sérums au début de l'épidémie de 1953, où nous n'avions pas encore isolé la souche PEN, afin de connaître, par un test indirect, le type de la souche en cause. Par la suite, lorsque cette souche fut isolée, nous avons pu tester ces sérums avec cette souche homologue. Nous donnerons les résultats obtenus pour 3 paires de sérums testés plusieurs fois, à plusieurs jours d’intervalle (colonnes 1, 2, 3), avec 3 antigènes du type FMI mais d'origine différente (1 : FMI de la Faculté - IT : FMI de l'O.M.S. - III : FMI, souche d’épidémie PEN). Pour chaque sujet, le chiffre supérieur représente le titre du sérum précoce, l’inférieur celui du sérum tardif : s
HEAR. PETI... Hoo..
j I IT IIT I IT III 6 II II 0 256 — 0 32 a — . 256 — 80 5096 — 8 2048 — — 5096 — à 0 16 = 0 8 EE —— 16 2 32 1024 en ot 256 — — 2048 — 1 pe SU reE es 05e ie 0 —— — 64 /— — 64 — — 128
Ces résultats illustrent la difficulté de retrouver le même titre pour le même sérum et, en outre, le fait que la souche d’épidémie peut parfois donner des résultats moins bons que les autres.
À l'opposé, pour la réaction de fixation du complément, les litres des sérums de référence utilisés au laboratoire d'Hygiène, souvent pendant plusieurs mois, font preuve d'une remarquable
fixité, et ce n'est qu'après une longue conservation que l’on voit ce titre fléchir.
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— $Sérums humains :
Lav., grippe A, testé 5 fois du 22-83-55 au 20-4-55, a titré 4 fois 512, 1 fois 256 (512+ +).
Maz., grippe À, testé 13 fois du 27-4-55 au 2-9-55, a titré 2 101s.512, 9 fois 256: 2: fois 128.
: CuE., grippe B, testé 12 fois du 27-455 au 2-9-55, a titré fois 512,9 fois 256, 1 fois 128.
— Sérums animaux :
Cobaye 62, témoin B, testé 6 fois du 6-10-54 au 28-4-55, a Litré 1 fois 1.024, 5 fois 512.
Cobaye 61, témoin B, testé 19 fois du 13-10-54 au 7-4-55, à titré 1 fois 1.024, 12 fois 512, 5 fois 256, 1 fois 64.
B. - Sensibilité.
Nous avons déjà fait remarquer que la réaction de Hirsr présente l'inconvénient d'exiger la mise en œuvre de plusieurs antigènes si l'on veut avoir des chances de détecter le maximum de positivités. La réaction de fixation du complément, par contre, permet d'atteindre ce résultat par le jeu de deux antigènes solubles ATeLE; | ; :
Même dans ces conditions, la première se révèle, à l'usage, moins sensible que la seconde : |
a) Nombre de sérums positifs détectés :
Sur 92 cas reconnus positifs par les deux méthodes, STUART- Harris (1953) a constaté la supériorité de la FDC:
HirsT FDC — Positifs 54 67 — Négatifs 38 25 (dont À cas positifs par le Hirsr)
De même, Hoyre et FAIRBROTHER (1947), en prenant une élévation du titre de 1 à 4 comme critère de positivité, comparent les résultats obtenus par les deux méthodes ; ils utilisent 2 antigènes pour la FDC et 6 pour le Hrrsr. Sur 18 sérums trouvés positifs par les deux méthodes, le Hirsr révèle 13 réactions positives par la souche la plus sensible, les autres en détectant de 8 à 12; la FDG donne 16 réponses positives.
b) Amplitude de l'élévation du titre :
Les variations du titre se révèlent, dans la même étude, plus marquées pour la FDC que pour le Hirsr ; comparant, pour ces 18 paires de sérums, les titres réciproques des deux échantillons, ils trouvent :
x 128 x 64 + BP x 16 x 8 x 4 eve x 0
FDC 4 2 2 4 2 2 1 1 HIRST (1) 1 1 3 0 4 3 4 2
(1) Souche SWINE, donnant les résultats les plus favorables.
Ainsi, par une fidélité et une e sensibilité supérieures, la réaction de fixation du complément se révèle un instrument de diagnostic supérieur à la réaction d’inhibition de l'hémagglutination.