INTERET IMMUNOLOGIQUE DE LA REACTION
Il est limité, à priori, en égard à la disparition rapide des anticorps après une atteinte ; il ne faut donc pas s’attendre à trouver dans une population des titres résiduels qui permettent de préjuger de son immunité globale. Le fait est illustré par l'enquête sérologique pratiquée sur les sérums des sujets dits « tout-venants » (voir p. 26). Parallèlement, nous avons pratiqué une enquête analogue sur les sérums d'enfants de 0 à 15 ans. Ceux-ci comprenaient deux catégories de sujets :
La première concernait 119 enfants hospitalisés dans Les Hospices Civils de Lyon (Services des Professeurs JEUNE et BERNHEIM), dont 45 pour affections diverses sans rapport avec la grippe, et 74 pour lesquels ce diagnostic pouvait être évoqué : 3 sujets seulement avaient des anticorps sériques et à un titre inférieur au 1/16, tous les autres donnant une fixation nulle.
La deuxième concernait 48 enfants hospitalisés dans les Hospices Civils-de la région de MonrPeLLiIER (Service du Professeur CuapraL) dont 16 pour affections diverses et 32 suspects de grippe : < sujets seulement montrèrent une fixation positive, dont l’un à un titre du 1/32, l’autre à un titre du 1/128 ; tous deux furent retenus comme atteints de grippe authentique. |
Ainsi, la réaction de fixation du complément ne saurait présenter un intérêt immunologique que dans la période qui suit immédiatement l'extinction d’une épidémie.
COMPARAISON DE NOS RESULTATS AVEC CEUX PUBLIES : PAR D'AUTRES AUTEURS |
La relative impermanence de l'élévation du titre des anticorps fixant le complément est soulignée par les auteurs : FraNcis et coll. (1937), Marin (1940), Ricxarp et coll. (1940), HoyLe et FarRBro- THER (1947) et, plus récemment, Harris et coll. (1954), admettent