‹ Intérêt de la Réaction de Fixation du Complément pour le Diagnostic de l'Infection Grippale (Application à l'étude de deux épidémies)Chapitre 65 sur 69 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

AUTRES MÉTHODES BIGLOGIQUES DE DiAGNOSTIC

A. - Autres méthodes sérologiques : Méthodes rapides.

L’inconvénient des méthodes classiques (culture sur œuf, réactions de fixation du complément et de Hirsr) est de ne fournir de réponse qu'avec un délai de plusieurs jours.

Aussi, certains chercheurs se sont ingéniés à mettre à profil la présence du virus dans les voies respiratoires supérieures des malades dès les premiers stades de l'infection, en essayant de concentrer le virus à partir des liquides de lavage, puis de s’en servir comme antigènes dans des réactions sérologiques en présence de sérums de référence. Cette concentration est obtenue soit par centrifugation à grande vitesse des liquides de lavage, soit par absorption du virus sur des hématies, suivie d'élution et resuspension.

WozFrr (1954) introduit cet «antigène » dans 2 types de réactions :

— Une réaction de fixation du complément. :

— Une réaction d’absorption spécifique entre le virus et les anticorps d’un sérum de référence, la preuve de la présence du virus étant apportée par la baisse du titre de ce sérum à la fin de l'épreuve (appréciée par un HirsT classique).

Avant lui, KarTEr (1950) s'inspirant du même principe, introduisait le virus élué comme «antigène» dans une réaction de Hirsr simplifiée.

Comme on peut s y attendre, la sensibilité de elles méthodes est faible, voisine de celle de la méthode d’isolement sur œuf ; elle ne saurait donc constituer un moyen sûr de diagnostic courant. En revanche, les promoteurs de ces méthodes ont pensé qu'elles pourraient constituer un moyen rapide pour apporter la preuve de l’étiologie grippale d'une épidémie dès son début, et pour déterminer le type du virus en cause.

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Malheureusement, outre leur défaut de sensibilité, ces méthodes sont grevées d’un pourcentage élevé de réponses positives non spécifiques qui ne permettent pas, sauf à perfectionner les techniques, d'accorder un crédit à leurs résultats.

B. - Méthodes non spécifiques : Méthode cytologique.

Décrite par PanTHiIER, CATEIGNE et Hannoun (1948), cette méthode, non spécifique contrairement aux précédentes, permet, en leur absence, d'établir un diagnostic sur la présomption qui résulte de l’examen microscopique. On inocule des souris avec le gargarisme et on les sacrifie après 24, 48, 72 heures. On pratique alors, après dissection, un lavage soigneux à la seringue, des trachées de ces souris, Le liquide, étalé sur lame et coloré par la technique de -MaccuraveLLo (1937) présente, à l’examen microscopique avec un fort grossissement, une formule cytologique caractéristique : les cellules trachéales normales font place, en 24 à 48 heures, à des cellules pathologiques typiques résultant de la nécrose et de la desquamation de l’épithélium trachéal, déformées par des vacuoles et dont le noyau est excentré. Quelques polynucléaires apparaissent pour devenir très nombreux après 72 heures, en même temps que se multiplient, à l'intérieur des vacuoles, des corpuscules intensément colorés, à la limite de la visibilité.

Après 72 heures, la formule cytologique revient à la normale par disparition progressive des polynucléaires et des cellules gripes a réapparition exclusive des cellules normales de l’épithélium trachéal.

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