LA GRIPPE, ENTITE CLINIQUE
: I n’est pas d'exemple, dans la terminologie médicale, de termes plus abusivement employés que ceux de « grippe » et d’ «état grippal ». La raison de cet abus réside dans l'allure clinique notoirement variable de cette affection : Le médecin est alors tenté de porter ce diagnostic peu compromettant chaque fois qu'il hésite devant un ensemble de symptômes qui pourraient à la rigueur invoquer cetté étiologie, Mais cés signes peuvent accompagner une quelcorigque affection des voies respiratoires supérieures: Le tractus respiratoire répond en effet de façon assez univoque à toute attaqué par lés nombreux micro-organismes capables de provoquer l'inflammation de sa muqueuse et les térmes qui servent au médecin à préciser la localisation anatomique de cette inflammation, rhinite, pharyngite, laryngite, trachéite ou bronchite, ne sauraient malheureusement rien laissér préjuger de l'agent qui l’a provoquée: (STuarT-Harris, 1953).