‹ Intérêt de quelques tests pour le diagnostic de certaines formes de tuberculose aiguëChapitre 16 sur 25 · MALUS · texte numérisé non relu

MALUS

La technique est simple, elle ressemble à celle pratiquée avec le sang. — À 0,4 em° de liquide céphalorachidien on ajoute 0,8 em de solution de résorcine à 66 % à saturation. On fait une première lecture immédiatement, on fait la seconde une heure après. Lefdegré photométrique est obtenu par la différence des deux lectures.

A noter que le degré photométrique obtenu par cette réaction sur le liquide céphalo-rachidien est très élevé, il dépasse le plus souvent 100 pour atteindre 200, 300 et aller jusqu’à 400.

Les observations publiées par cet auteur sont assez impressionnantes, nous en donnons une pour fixer

les idées.

Observation du DT Guerangal des Essarts.

Soldat de 21 ans présentant un syndrome méningé.

Le 6 mai, on pratique une première poction lombaire qui donne :

450 éléments blancs par mm°, dont 55 % de lymphocytes.

Albumine : 2 gr. par litre de L. C. R.

Pas vu de BK, pas vu de microbes.

Vernes à la résorcine : 244.

Le 10 mai, on pratique une seconde ponction lombaire qui donne les résultats suivants :

500 éléments blancs ;

Bacille de Kock à l’examen direct ;

Vernes à la résorcine : 260 ;

Evolution : mort.

Cet auteur signale le haut degré photométrique que -présente la floculation dans les méningites tuberculeu-

ses. Il rapporte des résultats obtenus dans divers autres

Raffray. 8

Re

états méningés : les degrés photométriques seraient alors beaucoup moindres.

Méningite à preumocoques : 15;

Méningite à méningocoque À : 14;

Méningite à méningocoque Bree:

Méningite syphilitique : 12.

Nous n'avons pas d'observation à présenter ici. Que vaut cette méthode ? Elle est bien jeune pour qu'on en puisse juger, les observations ne sont pas assez nombreuses. Cependant nous avons cru nécessaire d’en parler. Disons qu’expérimentée dans certains services hospitaliers elle semble n’avoir pas donné de résultats aussi

beaux, ni aussi probants.

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