CONCLUSIONS
1. La tendance actuelle consiste à confirmer par le laboratoire les diagnostics faits cliniquement, en par-
ticulier dans la tuberculose.
IT. Cette confirmation est facile quand le germe
pathogène peut être mis en évidence.
IIT. Mais lorsque le germe est difficile à mettre en évidence, d’autres tests sont à rechercher. Ces tests n'ont rien de pathognomonique, mais forment avec l'examen clinique, un tout capable d’étayer le dia-
gno stic.
IV. Il nous a paru intéressant à l’occasion d’observations personnelles de rappeler à ce propos les deux
points suivants :
A.— Dans un syndrome méningé, le bacille de Koch, mis en évidence dans le liquide céphalo-rachidien affirme le diagnostic.
Chez un adulte, le bacille de Koch décelé dans les crachats signe pareillement la nature du syndrome
méningé concomitant.
Les autres tests n’apportent pas la certitude : chez l'enfant une cuti-réaction positive milite en faveur de la tuberculose, une cuti-réaction négative ne l’élimime
pas.
La recherche de la réaction de Vernes à la résorcine
dans le liquide céphalo-rachidien ne semble pas donner de résultats probants; mais l’inoculation intra-ganglionnaire du liquide céphalo-rachidien au cobaye offre sans doute plus d'importance pratique.
Enfin, nous insisterons sur l’intérêt de pratiquer une radiographie systématique des poumons en se rappelant que la méningite tuberculeuse est souvent une granulée : le film radiographique en donnerait la preuve
certaine.
B. — La typho-bacillose de Landouzy est un syndrome d’origine tuberculeuse qui répond souvent à une localisation pulmonaire ordinairement décelable par la radiologie. Une radiographie du poumon s'impose en présence d’une maladie d’allure typhique dans laquelle les recherches de laboratoire n’ont pas confirmé l’idée de dothiénenterie : des observations personnelles nous ont démontré l’appoint diagnostic de premier
ordre du « film » radiographique en pareil cas.
Vu, Vu, bon à imprimer :
le Doyen, Le Président de Thèse, V. BALTHAZARD Léon BERNARD
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLETY