SERRE EE
À son entrée et les jours suivants, la température oscille autour de 3895, atteignant 389 et 399.
On trouve :
diarrhée peu abondante, absence de vomissements, rate percutable,
foie non augmenté de volume, pouls à 90, 100.
L’auscultation ne révèle rien.
On recherche de suite le bacille d'Eberth et les bacilles paratyphiques par hémoculture et séro-diagnostic de Widal (19 nov.).
Tout est négatif.
Les signes restent les mêmes, la température persiste à 389-3805. Mauvais état général; amaigrissement sensible.
Le 27 nov. 1930, nouvelle hémoculture, nouveau sérodiagnostic.
Résultat négatif.
A partir de cette date, amélioration des signes intestinaux, la fièvre revient à 37°5-3703. Toute semble devoir se terminer.
LAN porEe
L'état reste ainsi stationnaire jusqu’au 5 janvier 1931.
A cette date, reprise de la température à 38° 5-390.
Nouvelle hémoculture : négative.
On se décide alors à pratiquer une radioscopie. pulmonaire et on est étonné de trouver l’image précédente.
A droite : scissurite avec ombre floue à la base du lobe supérieur.
Hile chargé et semis granuleux autour du pédicule inférieur:
À gauche : rien.
Dans les jours qui suivent la température cède et la malade entre en convalescence.
Elle est dirigée alors vers la campagne où elle vit depuis, surveillée de temps à autre.
Elle garde une scissurite droite, mais ne présente plus de semis granuleux à la base droite.
Aucune évolution depuis cette première radioscopie.
Bon état général. |
Les observations que nous rapportons ici sont du même genre que celles publiées par Armand Delille.
On voit là tout l'intérêt présenté par la radioscopie systématique des poumons chez un sujet présentant une fièvre inexpliquée. Il sera encore plus intéressant de pratiquer une radiographie à chaque examen. De cette façon on pourra contrôler, les preuves en main, la marche de l'affection en cause, prévenir un nouveau
retour offensif.
La difficulté de mettre le bacille de Kock en évidence rend souvent le diagnostic de typho-bacillose délicat. — Les tests habituels, inoculation au cobaye
cuti-réaction à la tuberculine, réaction de Vernes sont
ici difficiles à manier, Nous ne Pourrons donc pas trop compter sur eux.
Par contre il semble intéressant de se tourner vers la radiographie qui, dans le plus grand nombre de cas, pourra nous donner un signe positif, facile à rechercher.