INTRODUCTION
Devant le polymorphisme croissant de certaines maladies, le clinicien demande de plus en plus au laboratoire une confirmation du diagnostic posé au lit du malade.
Le maître dans son service hospitalier, le praticien dans sa clientèle cherchent tous les deux à entourer leur diagnostic du plus grand nombre d’examens possible. [ls cherchent autour d’eux des faits faciles à observer, faciles à retrouver dans des cas analogues, des Tests.
Cela ne veut pas dire que ces tests doivent prendre le pas sur la clinique. Non, au contraire, les tests ne sont là que pour la servir. Elle doit garder la première place, les tests lui aident à aller toujours plus avant.
Ces tests ont été pris un peu partout dans l’arsenal du laboratoire, les uns sont bactériologiques, d’autres biologiques, chimiques, physiques, radiologiques enfin
Le test idéal est la mise en évidence du germe de la maladie. Trop souvent malheureusement on ne trouve rien dans ce domaine.
A part les cas particuliers où le test est le germe
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spécifique, on peut dire de suite que ces preuves n'ont rien de pathognomonique, ni de définitif. Dès qu'une méthode se révèle meilleure, plus rapide, plus sure, elle mérite d'être adoptée. Enfin si un test se montre parfois insuffisant il doit être contrôlé par une autre preuve. |
La nécessité du Test à la base d’une affection est telle qu'on peut dire que le cedre nosologique d’une maladie reste flou et indéterminé quand ce test primordial manque.
L'’encéphalite épidémique constitue un exemple assez net de cette manière de voir. À la forme type, unique, du début, décrite par von Economo, font suite des formes de plus en plus nombreuses, « autant de formes cliniques que de malades » a-t-on pu dire. À la phase d’encéphalite aiguë succède l’encéphalo myélite diffuse, la nevraxite.
Et voici maintenant que l’on signale des formes périphériques de l’encéphalite épidémique. Pour certains auteurs, ce ne sont là que des formes cliniques spéciales ; mais pour d’autres auteurs ces faits n'auraient rien de commun avec l’encéphalite classique.
En l’absence de Test nous ne pouvons conclure et comme le disait Tixier à ce propos : « Il est bien évident qu'en l’absence d’un test biologique, on ne peut porter une affirmation tout à fait absolue. Cette attitude dubitative nous paraît aujourd’hui, la seule possible. »
Par contre dans certaines affections, comme la fièvre typhoïde par exemple, nous avons un test fixe, le bacille
d'Eberth que l'on peut retrouver facilement par hémo-
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culture ou séro-diagnostic de Widal. On ne voit plus aujourd'hui de médecins porter le diagnostic de dothiénentérie sans chercher à le confirmer par le laboratoire. Cela tient au polymorphisme actuel présenté par cette affection. Les signes cliniques de la fièvre typhoïde sont aujourd'hui bien souvent flous et trompeurs et c'est en recherchant. systématiquement les baciles typhiques et para-typhiques, dans le sang que l'on arrivera à faire un disgnostic certain de typhoïde ou de para-typhoïde.
Dans le Bullelin de médecine de Bordeaux, du 20 mars 1950, le Docteur J. Verge!y parie de ce polymorphisme actuel de la dothiénentérie. [1 nous dit à ce sujet : «Les typhoïdes d'aujourd'hui, ne ressemblent , plus guère à celles d'autrefois ! Plus de diarrhée profuse, plus de gonflement du foie, plus de céphalée, plus de stupeur : les principaux symptômes sur lesquels étaient autrefois besé le disgnostic manquent totalement et il nous faut avoir recours au laboratoire qui nous révèle une infection typhique type pour que nous soyons convaincus ! »
Donc il faut avoir recours au laboratoire pour appuyer la clinique et cela à chaque fois que c’est possible et
nécessaire.
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Appliquant ces idées générales au cas particulier de la tuberculose tous les auteurs ont cherché à confirmer leur dignostic clinique de tuberculose par des épreuves de laboratoire. ;
Le diagnostic précoce de tuberculose ne trouve très souvent aucun point de certitude dans les manifestations cliniques. Celles-ci ne sont décelables que plus tard ou du moins tardivement. Rist a pu dire : « Les praticiens après un examen sérieux et honnête des symptômes présentés sont réduits à admettre le diagnostic de tuberculose par exclusion et pour ainsi dire à titre d’hypothèse provisoire. »
En cas d'appel au laboratoire, la tuberculose semblait bien partagée depuis la découverte du bacille de Koch,
On admettait sans discussion que le bacille une fois coloré à chaud par la fuschine phéniquée, conservait sa coloration à l’action des acides minéraux et à celle de l'alcool absolu. Le bacille de Koch était considéré comme étant acido et alcoolo résistant, ne poussant qu’à des températures relativement élevées, dans des milieux riches en substances grasses et azotées.
Mais toute une série de découvertes sur le bacille de Koch nous ont appris que nos connaissances sur la biologie et la morphologie du bacille de Koch sont en