‹ Intérêt de quelques tests pour le diagnostic de certaines formes de tuberculose aiguëChapitre 9 sur 25 · TES · texte numérisé non relu

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pleine transformation. Des dogmes classiques qui semblaient intangibles sont modifiés par l'apparition de faits nouveaux,

La forme acido résistante ne serait qu'un des aspects du bacille de la tuberculose. Ferran de Barcelone, Arlomg et Courmont, Auclair ont étudié les formes différentes du bâtonnet acido résistant.

Fontès avait décrit un virus filtrant, mais sa théorie avait été discutée quand Vaudremer en 1926, dans une communication à l’Académie de médecine et dans la Revue de Médecine montra que les caractères du bacille de Koch considérés jusqu'ici comme absolus ne sont que relatifs. |

Il résulte de ces recherches que le bacille tuberculeux se développerait en suivant un cycle dont le premier stade serait la forme granulaire et dont le dernier serait la forme acido-résistante. Pendant tout le cours de son développement le bacille tuberculeux pourrait pousser dans des milieux très différents et à des températures très variables.

Ces diverses notions sont différentes de celles admises jusque-là.

Enfin on montra que des cultures de bacilles tuberculeux, filtrées sur bougies de porcelaine laissent passer des éléments susceptibles de donner naissance, après passage à l’animal à des colonies. typiques de bacilles de Koch. Il existerait donc des ultra-virus, tranversant les bougies de porcelaine, non décelables, capables par la suite de donner naissance à des formes connues éti-

quetées, classiques de bacilles de Koch.

MARNE er

Besancon, Philibert, Hauduroy, Sergent, vulgarisent ces découvertes et on ne peut plus aujourd’hui traiter les questions relatives à la tuberculose sans en faire état.

Paisseau et Oumansky dans leurs travaux personnels mettaient au point, dans une revue générale, les données actuelles sur le diagnostic bactériologique de la tuberculose. Ces auteurs montrent l’existence de côté de la tuberculose expérimentale du cobaye, du type Villemin, d’une autre forme de tuberculose du cobaye. Jusqu'ici l’inoculation d’un produit tuberculeux sous la peau du cobaye déterminait un chancre d'inoculation, puis une adénopathie satellite enfin une tuberculose viscérale et la mort. Or il existe une seconde forme de tuberculose expérimentale du cobaye, forme uniquement ganglionnaire. Les divers groupes ganglionnaires s’hypertrophient, puis l’adénopathie devient stationnaire, peut persister ou regresser pour finir par disparaître complètement. Les ganglions hypertrophiés prennent deux aspects, hypertrophie diffuse ou lésions de suppuration, Dans l’adenite suppurée on trouve presque toujours des bacilles de Koch. Si l’on n’en trouve pas, il faut reinoculer ces adénites au cobaye et l’on finit par obtenir des lésions caséeuses du type Villemin après plusieurs passages successifs. |

En mai 1930, la Revue de la tuberculose présentait un article de M. G. Ninni, intitulé : « Démonstration de l’existence de lultra-virus tuberculeux par inoculation directe dans les ganglions Ilymphatiques. » Cet auteur a inoculé l'ultra-virus tuberculeux dans un ganglion

du cou du cobaye et après des délais variables mais en

général courts, 1l est arrivé à déceler dans ces ganglions des formes acido-résistantes. Pour éviter toute cause d'erreur, Ninni a cherché si ces formes acido-résistantes existaient naturellement, typiques ou atypiques, dans les ganglions cervicaux du cobaye, ou bien encore si ces mêmes formes n'étaient pas amenées au cours des manipulations des ganglions. Ninni, après de longues expériences ne put jamais mettre en évidence des bacilles acido-résistants dans les ganglions de cobaye non inoculé. Les conclusions sont aussi celles de nombreux auteurs parmi lesquels Valtis.

Valtis parle en ces termes de la communication de G. Ninni : « Je dis que la communication de M. Ninni a une grande importance, puisqu'elle écarte définitivement l’idée émise par un certain nombre d'auteurs, d’après laquelle les faits expérimentaux obtenus par inoculation de l’ultra-virus tuberculeux étaient dus simplement à une infection pauci-bacillaire provoqués par quelques éléments qui auraient traversé les bougies.

« En effet M. G. Ninni, inoculant dans les ganglions une dose minime de filtrat, soit un dizième de centimètre cube, parvient à déceler dès le neuvième jour un grand nombre de bacilles dans les ganglions injectés; cependant 10 cm® de ce même filtrat inoculé sous la peau du cobaye ne provoquent jamais l'infection tuberculeuse classique.»

De tout ceci résulte une transformation des idées au sujet du germe tuberculeux : la présence du bacille de Koch garde toute sa valeur. Son absence ne permet -pas d'éliminer la tuberculose puisqu'il n’est plus Ta

seule forme du germe.

Raffray. ; 5)

Quand on ne pourra mettre en évidence cette forme étiquetée, bien connue, on sera obligé de faire appel à d'autres tests.

Ceux-ci sont nombreux, nous n’avons pas la prétention de les prendre tous les uns après les autres. Nous ne parlerons que de ceux qui semblent avoir le plus grand

nombre d'applications pratiques à savoir :

10 L'’inoculation au cobaye:

90 La séro-floculation de Vernes à la résorciné:

39 La cuti-réaction à la tuberculine.

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