COR
Une série de caractères distinclifs a été proposée pour définies FRERES |
—— réactions dissociées, incomplètes, positives seulement pour les réactions d’hémolvse ou les réactions de floculation ;
— discordance et variations à des examens successifs, sans évolution nette vers la positivité ;
— étude de l’évolution dans le temps des réactions classiques, avec tendance spontanée à la disparition en quelques mois ; n
— essais de réactivation par un agent thérapeutique à faible dose (3 bismuth par exemple) se révélant sans effet, ni sur la sérologie (ne tend pas à la positiver), ni sur la température.
Si ces caractères différentiels ont parfois rendu service, ils ont pu dans certaines circonstances se trouver en défaut.
C'est pourquoi, les sérologistes se sont attachés à trouver une technique directe, permettant de découvrir les caractères particuliers des sérums donnant des réactions positives inattendues :
— méthode de Kahn dite de vérification (quantitative triple, dispersion par le sel, différenciation par la température) ;
— méthode de Hecht effectuée en présence d’antigènes ussulaires spéciaux dits de vérification donnant des résultats négatifs avec des sérums de syphilitiques, mais -posihis avec des sérums présumés faussement positifs ;
— méthode de Neurath et Volkin, réalisant le blocage de la réaction d’antigène-anticorps dite « faussement posiuve », par une substance extraite du sérum humain ;
— uülisation d’antigènes nouveaux du type cardiolipine, surtout utilisé dans les réactions de déviation du complément et en réactions quantitatives (par dilutions successives (V.D.R.L.), KL).
Toutes ces méthodes sont cependant entachées d’un même défaut. Elles font intervenir des réactifs antigéniques non spécifiques, destinés à détecter les anticorps non spéciliques des réactions sérologiques classiques ou «réagines ». Ces « réagines » existeraient en très petite quantité dans le sérum de sujet normal, done non détectables : mais il se peut aussi que chez un petit nombre de sujets, non syphilitiques, existe passagèrement une petite quantité de réagine suffisante pour donner une réaction positive. Ainsi s’expli-
CE PNS
quent les réactions transitoirement positives. Certains {Docteur J. E. Moore, BarrimorE) estiment qu'il est possible que chez certains sujets rares, le taux de « réagines » soit détectable en permanence même en l’absence de toute syphilis. D'autre part différents agents sümulants peuvent augmenter la «réagine » existante (les sujets sont alors des réacteurs potentiels) : ce sont les agents infectieux et humoraux déjà décrits. Aussi est-il logique de faire intervenir une réaction nouvelle, véritablement spécifique. C'est 1à tout l'intérêt du T.I.T., qui comme nous l'avons vu, utilise comme antigène, le tréponème lui-même destiné à mettre en évidence des anticorps spécifiques, immobilisant in-vitro l'agent infectant tréponémique.
Nous avons par le TT. vérifié un certain nombre de réactions avant le caractère de F.R.P.
1) Dans certains cas, une ou plusieurs réactions de floculalion sont posilives surtout les plus sensibles el les moins spécifiques.
Observation 50 (Médecin Commandant OLIVIER). — Mme R., 27 ans.
Pas d’antécédent clinique décelé ou avoué de syphilis.
A signaler, des crises de paludisme il y a 2? ans, avant son retour en France.
Découverte sérologique à une consultation prénatale le 18-11-50.
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