‹ Intérêt du Test d'Immobilisation du Tréponème de Nelson et Mayer en milieu obstétricalChapitre 23 sur 33 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

En somme, le T.I.T. surtout utile dans le dépistage des F.R.P., se révèlé moins intéressant à considérer comme quide thérapeutique chez la femme syphilitique enceinte :

1. Posilif en même temps que la sérologie 11 ne permet pas de conclure, à coup sûr, en faveur de la persistance d'un processus infectieux de la syphilis latente ; il ne fait qu'inciter l’obstétricien à trailer correctement la fenime pendant la gestalion.

2. Négalif de même temps que la sérologie classique, le T.[.T. apporte un élément supplémentaire en faveur de la quérison probable. Associé aux données de la clinique il peut conduire à abandonner la thérapeulique.

3. Encore positif alors que la sérologie s'est négativée il est alors plus ulile : 11 incite à la prudence, laissant suspecter la persistance d'une infection latente pas toujours sans danger pour le fœtus. Il faudra donc entreprendre une thérapeutique plus active permettant peut-être d'éviter quelques accidents.

4. Trouvé négatif alors que la sérologie est encore posilive pour quelques réactions il fait envisager plusieurs éventualités : faute technique toujours possible ; F.R.P. de la grossesse chez une ancienne syphilitique traitée et guérie ; persistance réelle d’une infection latente sur laquelle la sérologie classique renseignerait mieux que le T.I.T.. Il convient néanmoins de reconnaître que ces cas sont très peu fréquents et qu'en cas de doute un traitement peut, bien sûr, être envisagé par prudence.

TRANSMISSION TRANSPLACENTAIRE DES ANTICORPS IMMOBILISANTS DU T.LT.

Comme nous l’avons déjà dit, nous n'avons à présenter ici, qu'une étude succincte et très incomplète : 3 fois seulement, le T.I.T. pratiqué dans le sang du cordon a été positif.

Cette question présente cependant un réel intérêt puisqu'elle s'inscrit dans le cadre général de la transmission transplacentaire des anticorps, et que des résultats obtenus on peut tirer des arguments, permettant, joints aux éléments de la clinique, de recommander ou A imposer le traitement de l'enfant.

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La mise en œuvre d’une telle étude est rendue difficile en pratique parce qu'elle oblige à une surveillance prolongée de l'enfant dépassant volontiers un an et qu'elle nécessite la coopération étroite de trois services différents : d'obstétrique, de vénéréologie et de pédiâtrie. Nous souhaiions néanmoins, quelle soit entreprise après nous et c’est la raison qui nous à incité à mentionner ici des résultats beaucoup trop fragmentaires contre notre gré.

Si la transmission des anti-corps des réactions classiques ou réagines, est assez bien connue, (MookE ; RANQUE et TRAMIER ; PUCGINNELLI), par contre les conditions de passage des anticorps immobilisants sont encore à préciser. D'après Ausrin et NELSON (cités par PuccinneL LI) dans trente sérums étudiés, le taux à la naissance était le même chez le nouveau-né et chez la mère mais dans les premières semaines, le titre diminuait chez l'enfant alors que chez la mère il restait identique.

D'après RanouE, TRAMIER et PAYENNEvVILLE, le passage des anticorps immobilisants se ferait très facilement, beaucoup plus que pour les réagines. Aussi, mis à part, le cas où le T.I.T. est négatif chez la mère et chez l’enfant et où celui-ci est vraisemblablement indemne, l'interprétation est difficile. Un résultat positif ou douteux, isolé à la naissance, ne peut comporter de sanctions thérapeutiques précises ; 1l convient, en effet, de répéter les réactions et suivre l’évolution non seulement des réactions qualitatives habituelles mais aussi en réactions quantitatives obtenues non par un pourcentage d’immobilisation mais par dilution des sérums. Ainsi pourra se dégager l'allure générale de la courbe du taux des anti-corps immobilisants ; tendance vers la positivation ou la négativation plus ou moins rapide.

Les observations citées par les auteurs ci-dessus énon-

cés, montrent qu'il existe des cas intermédiaires où l'interprétation est difficile : taux minime persistant, chute tardive pouvant atteindre jusqu’à trois ans avant de se négativer, taux oscillant sans évolution nette dans un sens ou dans l’autre.

De toute facon une étude prolongée peut seule présenter un intérêt (faite bien entendu conjointement avec les manifestations cliniques et les données anamnestiques de la mère).

Comme nous l’avons dit, dans trois cas seulement nous avons pratiqué le T.I.T. dans le sang du cordon.

Observation 109 (déjà citée) :

TA,T.: I.S. 100 % chez la mère.

T.IT. : I.S. 100 % dans le sang du cordon.

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Observation 1291 (déjà citée) :

TITI ST A00 PE tchez la mere.

T.I.T. : I.S. 100 % dans le sang du cordon.

Observation 1453 (déjà citée) :

TATIPIS OO crezMatmene T.IT. : I.S. 100 % dans le sang du cordon. Enfant mort-né.

Ainsi les anticorps immobilisants sont bien transmis au travers du placenta. Une étude ultérieure du sérum des enfants permettra seule de différencier les anticorps transmis passivement et éliminés spontanément sans thérapeutique, de ceux élaborés par l'organisme de l'enfant lui-même et témoignant d’une infection latente donc demandant une thérapeutique correcte.

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