‹ Intérêt du Test d'Immobilisation du Tréponème de Nelson et Mayer en milieu obstétricalChapitre 5 sur 33 · DÉCOUVERTE SÉROLOGIQUE DE SYPHILIS LATENTE · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE SÉROLOGIQUE DE SYPHILIS LATENTE

Pour un certain nombre de gestantes, les sérologies prénatales sont découvertes positives, dans leur ensemble et à plusieurs examens successifs répétés à plusieurs semaines d'intervalle. Dans de tels cas, le diagnostic de syphilis latente fait peu de doute même en l'absence d’antécédents cliniques. C'est là, un problème courant de vénéréologie.

On connaît la fréquence avec laquelle une syphilis peut passer inaperçue : accident primaire volontiers méconnu

RATIO ee

chez la femme, difficulté de diagnostic des lésions secondaires souvent de peu d'intensité et par suite négligées ou même trompeuses, surtout pour un praticien peu averti. Par ailleurs ces antécédents peuvent être tenus cachés par la gestante pour des raisons diverses. On sait combien l’enquête épidémiologique familiale, chez le conjoint, les parents ou autres personnes, est décevante particulièrement lors de réticences des intéressés. Enfin l'accident initial a très bien pu être entièrement masqué ou rapidement effacé par un traitement par antibiotiques entrepris devant des manifestations cliniques non éliquetées ; on sait l'action remarquable des antibiotiques actuellement employés (pénicilline, auréomyceine, terramycine, chloromycétine) sur le trèponème pâle. On sait aussi la fréquence avec laquelle de tels traitements sont entrepris. Or 1l est prouvé et la pratique vénéréologique le démontre, qu'ils sont capables s'ils interviennent à des doses non curatives de masquer l’accident. inilal sans négativer la sérologie (Jusrer, GiraRD et JAUBERT, Mile UrrMo).

Pour toutes ces raisons, il est de règle d'admettre l'existence d'une syphilis latente lorsque les examens sérologiques répétés se révèlent tous posilifs, ceci, même en l'absence de manifestations cliniques et malgré l’inexistence de tout antécédent suspect. Parfois alors la clinique donne l'impression d’une affection créée de toutes pièces par le laboratoire ; mais la survenue tardive de manifestations viscérales ou d'accidents obstétricaux dont la nature svphilitique ne fait aucun doute (tréponème pâle dans le foie d’un macéré, svphilides du nouveau-né) confirme à posteriori un diagnostic sérologique, et incite à la prudence.

En tout cas, il est de règle actuellement de traiter les malades porteuses de telles manifestations sérologiques. Si quelques traitements sont parfois entrepris à tort, dans la plupart des cas. ils permettent de rassurer médecin et malade et de garantir à l’enfant le maximum de chances. Peut-être le T.[.T. permettra-t-1l de faire la part de ce qui revient ou non à la syphilis.

Nous avons pratiqué des T.I.T. chez 12 gestantes posant ce problème de diagnostic.

Observation 1870 (Professeur PIGEAUD). — Mme M., 23 ans. Peut-être a-t-il existé en 1946 une syphilis secondaire (éruption douteuse).

En décembre 1952, découverte d’une sérologie prénatalé positive.

Un traitement est alors entrepris : 5.000.000 d’'U. de pénicilline et une série de 12 bismuths.

Il s’agit d’une première grossesse. Le mari a une sérologie négative. :

Au 6° mois, en février 1953 : T.I.T.: 1.S. 100 % positif. ,

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