‹ Intérêts généraux du protestantisme françaisChapitre 1 sur 16 · LIBRAIRIE D£ L.-R. DELAY · texte numérisé non relu

LIBRAIRIE D£ L.-R. DELAY

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Ainri 1 dll rÈleniel du innéu : peiei bien valre conduite.

■ontei i U monlagnc. Apportes du bott, el blUnei celle miiaon ; d J'y prendrai pblilr, el Je leril glorifié, a dit l'Élemel.

On regirdall 1 beaucoup : el voici, loul CBt reTeou 1 peu. Vout aTei ipporlé i U milion; et J'ai Muitli deuui. Pourquoi? 1 came de ma milson, dll l'Élernel de* arméei, laquelle demeure désolée, pendant que toui caurei chMun

(AoeiiB, cbap. I, TerteU S et hiIt.)

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Je n'aime pias les explications personnelles, et cependant je me sens forcé d'en donner quelques-unes. Je tâcherai de le faire simplement, et en peu de mots. Ces détails seraient déplacés dans un livre. Us le sont moins peut-être dans un Avant-Propos.

On se montrera surpris, scandalisé même, en voyant le député des trois arrondissements catholiques de Bastia, Galvi et Gorté, prendre en main la cause du proteàtantisme.

Je répondrai que le député agit et parle comme agissait et parlait le candidat. Quand les élect^irs de la Corse ont bien voulu m'accorder leur confiance, ilssavaient à qui ils avaient afiEsiire. Us connaissaient ma religion, mon zèle pour ses intérêts. Mes écrits, les fragments déjà publiés du travail qiie j'essaie de compléter aujourd'hui, avaient été mis en partie sous leurs yeux. Je n'avais rien négligé pour rendre ma position parfaitement nette, et mes adversaires m'avaient singulièrement aidé (je dois l'avouer) dans l'accomplissement de ce devoir.

Il n'y a donc rien qui me gêne ou m'embarrasse dans l'é*

lection qui m'a ouvert les portes de la Chambre. Ma liberté est restée entière ; et certes, mes honorables commettants m'estiment assez pour croire que je n'en aurais pas sacrifié la moindre partie. Mes convictions ne se sont pas modifiées. Mon activité ne s'est pas affaiblie. Les nouvelles obligations que j'ai contractées n'ont en rien diminué les anciennes.

Sauf Tévangélisation de la Corse, dont je ne pense pas que le réprésentant de ce pays doive se mêler personnellement, je ne sache pas une œuvre protestante à laquelle je n'aie le droit et la volonté de donner un appui public, énergique. J'ajoute, qu'en suivant cette ligne de conduite, ma conscience est d'autant plus à l'aise, qu'elle renferme assez d'impartialité, pour me pousser à défendre (si cela devenait ja« mais nécessaire) les libertés et les droits légitimes d'un culte dont je repousse les dogmes, mais que je ne veux ni opprimé ni oppresseur.

Après les objections catholiques, viennent les objections protestantes. On me reprochera, que dis-je, on m'a déjà reproché d'avoir pris part à la création de la Société de$ ifUé" rets généraux du protestantisme français.

La publication des articles détachés de mon livre a amené, il y a un an, ce résultat. Je ne l'avais nullement prévu. Mais je m'en suis félicité, et je m'en félicite encore, aujourd'hui surtout que les tendances de religion d'État semblent prendre une importance croissante, et exiger, de notre part, une vigilance journalière, une résistance fortement organisée.

Qu'ajouter à la démonstration fournie, et par le vote unanime de la conférence pastorale de Paris, et par les délibérations successivement émanées de toutes nos églises? Per-

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