‹ Intérêts généraux du protestantisme françaisChapitre 6 sur 16 · FIN DE LA PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

KOTE

nE LA PAGE 173.

li fiiuL reluire œlle justice â rètçtiay iiiiglicaiie, de reconnaitre, qu'oulre les circonstances politiques qiii l'appelaient clairement à la direction de la mission syrienne, elle avait aussi des litres particuliers, des titres relipieux à faire valoir. Bien avant la conclusion d'un accord entre la Prusse et la Grande-Bretagne, cette église avait pris une glorieuse initiative, et ses travaux parmi les juifs d'Europe, son établissemeni deja foodt, en faveur des juifs de Palestine, justifiaient suflisamment H confiance dont elle a été revêtue.

Je sais, d adieurs tout ce qn'on peut dire sur son compte, et sans aller lussi lom que ceus qui l'assimilent presqu'à l'hérésie romaine, je 'îuis disposé à ue pas plus dissimuler ses torts que ses services ou sa lidélilé. C'est un point sur lequel il est utile de s'arrCler un moment; car. nos défiances n'ont d'autre cause que la vivacité injuste et passionnée avec laquelle nous apprécions trop souvent l'anglicanisme. Le juger de sang-froid, voilà ce qui nous manque le plus pour comprendre la question de l'évèclié de Jérusalem, pour commencer à remplir nos devoirs envers cette œuvre, et pour entrer franchement dans le système de solidarité universelle des chrétiens évangéliques, que le roi de Prussu a ai nobleuieni exposé dans ait déclaration.

Sachons cl* a bord reléguer les questions de forme à leur véritable place. Ce n'est pas sans motif que TÉcriture n'a rien prescrit à cet égard; et s'il est permis de préférer hautement l'organisation presbytérienne à l'épiscopat, il ne Test pas moins de remarquer que l'épiscopat, quand il ne repose pas sur un principe de succession apostolique, et quand il ne s'écarte pas trop de la simplicité, de la pauvreté des premiers pasteurs , peut être admis sans inconvénients graves ; que Calvin, lui-même, présenta à Sigismond de Pologne, le plan d'une constitution où cette forme était combinée avec la presbytérienne; qu'elle est admise dans plusieurs pays protestants du nord de l'Europe, et que nos reproches, pour être sérieux, doivent s'adresser bien moins à l'organisation qui s'est conservée en Angleterre, qu'aux dotations énormes, aux prétentions et aux traditions humaines dont elle a hérité.

C'est sur ces dernières et graves imperfections que porteront nos critiques ; mais, auparavant, j'éprouve le besoin de parler de mon affection sincère pour une église dont la fidélité ne s'est jamais démentie.

On a voulu la comparer à Rome ; on a paru croire qu'elle n'en était plus séparée que par des nuances; on a réduit à un simple schisme intérieur du catholisme, cette révolution bienheureuse, qui fit verser le sang des martyrs anglais. On n'a pas craint d'établir d'impossibles rapprochements entre l'église qui interdit la lecture de la Bible, et celle qui couvre de Bibles le monde entier; entre l'église qui ne reconnaît que Jésus-Christ pour chef, et celle qui reconnaît un chef visible; entre celle qui ne voit la révélation infaillible que dans les livres canoniques, et celle qui y joint les apocryphes et la tradition.

De telles exagérations, quelque respectable que soit le sentiment qui les dicte, méritent d'être réfutées avec force, et je ne crois pouvoir mieux faire pour y parvenir, que de suivre un évêque anglican, M. Richard Mant, dans la comparaison des principaux articles de la confession anglicane, avec les décrets correspondants du dernier concile général

du catholicisme, concile qui réunit toutes les conditions de rinfaillibilité absolue, car il est œcuménique ; il a été con- , voqué par le Saint-Siège, présidé par ses prélats, sanctionné par une bulle solennelle de confirmation, et reçu dans tous les pays catholiques.

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