L'ISTI TUTEUR
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L'auteur, probablement, se nommera quand m^me,
L'Avocat. f#
A la tonne heure, je duis satisfait.
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L'ÏNSTITtTErE
Pour ce qui est des documents et des renseignements, la chose est bien simple. Les protêts des MM. du Séminaire ont été lus dans les assemblées publiques. Les MM. du Séminaire ont fait imprimer et publier tous leurs protêts, leurs mémoires^ les écrits du juge Baudry, excepté peut-être son fameux Code des Curés, les opinions de leurs avocats ; ils ont distribué toutes ces pièces à plusieurjr personnes.
L'Avocat.
Les messieurs du Séminaire nient formellement qu'ils aient livré ces pièces à d'autres qu'à ceux qui devaient juger de leur appel.
L'iNSÏlTrTElTR.
Je pourrais vous citer plusieurs noms : l'Illuminé le fera au besoin.
En attendant, je signalerai le Eecorder Sexton, Mgr. Farrel, le Dtr. Hj^gston, tous gens n'ayant pas mission de juger de V appel du Stminaire.
Un imprimeur canadien m'a pourtant assuré que l'évêque avait prié les catholiques de ne rien imprimer sur cette question.
L'Instituteur. —
Cet imprimeur vous a dit vrai.
Aussi, les MM. du Séminaire ont-ils fait imprimer chez un PROTESTANT !
Qu'ils viennent maintenant reprocher à la Comédie de scandaliser les protestants^ en leur apprenant des choses qu'ils doivent ignorer.
L'Avocat.
L'évêque n'a-t-il pas aussi fait imprimer se» mémoire» ?
LA COMÉDIE INFEKNALE.
L'IWSTITtJTEU».
miné le fera
Oui. Voyant la publicité que le Séminaire a donnée à ses protêts, etc., l'évêque, en cela très justifiable, a permis d'imprimer certains documents, mais pas avant 1869, encore la plus part de ces impressions ont-elles ét^ faites en France.
L'Avocat.
L'Illuminé s'est procuré ces derniers documents avec difficulté ?
L'iNTITtJTEUR.
Voyant l'opposition du Séminaire, l'auteur de la Comédie à pressenti un malheur pour l'Eglise du Canada. Il a voulu suivre les difficultés dès 1865. Pour cela il s'est procuré, à la longue et sans savoir l'usage qu'il en ferait un jour, tous les documents. Il a obtenu facilement ceux qui couraient les rues, je veux dire ceux du Séminaire. Pour ceux de l'évêque, il ne les a eus qu'après 18(»9 et avec une peine infinie.
L'Avocat.
Les lettres privées, où les a-t-il prises? Entre autres, la réponse du Séminaire à l'Evêque relativement au plan de démembrement I ■ - .
L'Institutettr.
Cette lettre se trouve dans plusieurs documents imprimés.
Les personnes qui ont assisté à l'assemblée de la paroisse Kotre-Dame de Toutes-Grâces, savent que le Supérieur du Séminaire a rapporté, dans son protêt, la partie de sa lettre citée par la Comédie.
L'Avocat.
Cependant, on accuse l'Evêché d'avoir fourni i bien dei renseignements. ^*-"i ^ ^ 4»^ 5*
Illuminé
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LA COMiUlK INrEKNALI.
L'Instituteur.
On accuse à tort. Les prêtres de l'évêché et l'évêque n*ont rien fourni. Et riHumiiié le prouvera quand on voudra. *
Comment, d'ailleurs, l'auraient-ils pu? Ils ignoraient le projet de lu Comédie. Ils ont connu l'œuvre le jour où elle a paru.
L'EîIPLOYÉ.
Les messieurs du Séminaire ont adressé un exemplaire de la Comédie à liome.
L'Instituteur.
L'Illuminé les a devancés. La Comédie était imprimée ©t brochée depuis un mois quand elle a paru.
Le Notaire.
Le Nouveau-Monde n'a pas voulu continuer l'annonce dans ses colonnes.
L'Instituteur.
L'annonce était ainsi conçue : Pour paraître prochainen^ent : La Comédie Infernale. Or, la Comédie était livrée au public, lorsque le Rédacteur du Nouveau-Monde en a lu quelques pages. Il a compris que l'annonce n'était plus nécessaire, et qu'il fallait avei'tir le public de l'apparition de cette œuvre.
Le Notaire.
En voilà une explication I > .. ,«
L'Instituteur.
Elle ne vous satisfait pas. Je vous en donne une autre. Le NouvemjhMonde dit : Il nous est tombé sous la vue quelques po/jes de fer Comédie, nons croyons, etc., etc. Celui qui a écrit cela n'avait donc pas lu toute la Oomédilk II ne
pouvait la condamner, qu'apiès avoir vu comment ces pages se liaient aux autres. On ne juge une œuvre comme celle de la Comédie, que par son ensemble. A telle page de la Comédie, les démons proclament telle erreur ; à la suivante, la vérité contraire. Qui lit la première est scandalisé. Qui Ut les deux est édifié.
L'Avocat.
L'auteur n'a-t-il pas eu lui-même un peu peur de son œuvre ?
L'Instituteur.
Je vais vous dire tout ce que je sais des sentiments de l'auteur avant et après son œuvre.
Le Villageois.
r l'annonce
C'est cela.
L'Instituteitr.
L'auteur profitait de ses vacances pour rompre un peu avec sa vie habituelle, si solitaire. Il voulait aussi savoir l'impression produite dans le public, par les polémiques récentes sur le Code des Curés et le Programme Catholique.
Tout un long mois, il recherche la société des hommes instruits.
Il interroge beaucoup et parle peu lui-même. Tout un long mois, il entend énoncer les principes les plus hétérodoxes, les doctrines les plus erronées, les préjugés les plus faux.
Ici, on accuse l'Eglise d'empiétement, d'intolérance, d'injustice; là, on proclame le libéralisitte comme nécessaire en Canada ; ailleurs, c'est l'évêque de Montréal, qui est égaré, qui vole des églises, qui veut mettre la main sur les biens du Séminaire, et qui persécute de saints prêtres ; presque partout, enfin, notre Illuminé entenoT^s choses qui le désolent, le navrent, d'autant plus qu'elles se trouvent sur des ^vres plus honora bles^Un jour, aj^rès une veillée plus accidentée dans ce sens, il se demande ce qu'il
: il
LA COMÉDlï INFERNALE.
pourrait faire pour éclairer et désabuser tant de bons esprits si indignement abuH«8. Longtemps il cherche, longtemps il médite, iongtemiis il gémit de ne rien trouver. Découragé, attristé, il prend 1© parti <ie demander à la prière les consolations et les lumières dont son âme sentait en ce moment un si profond besoin. 11 prie donc et il médite. La pnère médité© porte conseil. Tout à coup une idée traverse son esprit : Toute une scène infernale passe sous sa vue. La Coniéd.e Infernale est décidée....
La Femme de TAvocat, riant mois sons malice, ' ' -'
Ainsi les Illuminés prient avant de. faire leurs mauvais
coups
Toujours maligne ! Hélas ! les filles d'Eve ne valent pas mieux I Mais je poursuis.
Quand son deuxième acte fut terminé, l'Illuminé se demanda si son œuvre devait oui ou non produire du bien.
Il consulta, comme jt l'ai dit il y a un instant, son guide; mais surtout il pria. Ce n'est qu'après s'être assuré de la droiture de ses intentions, de la pureté de ses doctrines et de la justesse de tous ses avancés qu'il livra son manuscrit à l'impression. .,. ^ , , ,,
La femme de l'Avocat, gaiement»
Droiture des intentions, pureté des doctrines, justesse des avancés, que tout cela est beau et touchant ! j'ai force envie de me convertir à !a Comédie. Si je
(Les cloches annoncent Theure de la Messe dn Minuit.)
'" Jii PttJSIEtJRS VOIX. ' . ... .L.i/ = Ji
La Messe I I^aMet^rfel ,, ■.:^:H'^.. ^.,,, <,..,. :-r.
(ToiU le monde se lire.) '"'»" *
FEMME DE l'Avocat»
Allons à la Messel^ Nous traiterons apUs la grande affairé d« ma conversion à ÏIHumtnatim Infernale, H - '-
LA COMÉDIE INFKUNALE.
ira mauvais
I ne valent
Le Zouave, riant.
L'avez-vous lue au moins ?
La fkmme de l'Avocat.
Je m'en serais bien gardye.
Le Zouave, riant.
Admirable! c'est le mot de la un ! Eh bien, madame, dites seulement un pater pour la conversion des gallicans et de? libéraux, et vous serez convertie vous-mtme, aussitôt qu'exaucée.
La femme de l' Ayocat, avfc une arâee charmante.
J'en dirai un deuxième, afin «1 obtenir du ciel que le Zouave pontifical meure avec la plénitude des lumières qu'il a reçues, en échange de son dévouement au Pape infaillible.
Plusieurs voix.
Tive le Pape infaillible !
La femme de l'Avocat.
Vivent les défenseurs du Pape infaillible !
Tous, excepté le Zouave.
Vivent les défenseurs du Pape infaillible !
Le Zouave.
Donc : Vive la Comédie qui défend les principes proclamés par le Pape infaillible I ^^^
t - Tous. f %
Vive la Comédie Infernale ! ! !
WB
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Fin de l'Intebmà^
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FICHE 2 NOT REQUIR
riCHE 2 NOT REQUIRED
FICHE 3 NOT REQU]