‹ Intermède de La Comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 8 sur 9 · SCENE Y · texte numérisé non relu

SCENE Y

Les mêmes.

L'Employé du Gouvernement.

Les illuminés, qui se donnaient pour conservateurst ont prouvé par la Comédie ce qu'ils étaient réellement

Le Zouave.

Que voulez-vous dire ?

L'Employé.

Que les illuminés sont les ennemis du parti conservateur. *\

" Le Zouave. '

La preuve?

L'Employé.

La preuve est la Comédie Infernale.

Lb Zouave. * Ctmment?

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lA COMÉDIE INfZKNALB.

L'Employé. #

La Comédie désapprouve tous les chefs du parti.

Le Zouave.

En quoi la Comédie les désapprouvo-t-elle ?

L'Employé.

>.t i',,' # .;i» "j . .1 ■ . ;i'>4. [ ifi|

Dan8 la position prise par eux dans l'affaire du démembrement et du Programme Catholique,

Le Zocave.

Les désaprouve-t-elle dans leur politique proprement dite?

Non.

L'Employé.

, Le Zouave.

Maintenant, la Comédie blâme-t-elle tous les hommes politiques qui, avt»q Sir Georges, sont l'âme du parti çonser-

vateur ?

L'Employé.

Non, elle ne s'attaque qu'à Sir Georges et à Cauchon..-

Lu Zouave.

le reproche à Sir Georges, non ses mersures politiques, non la confédération, non l'indemnité ; mais de s'être fait l'avocat de St. Sulpiee et des torts de cette maison.

Elle se contente de reprocher à Caucho.. ses excentricités de journaliste ? Est-ce là combattre un parti?;, ji,- n.i.,

L'EHPLOf^É.

L'Illuminé est du parti 'natiûnaUhîi:^^ ^J )'o o/ncf r i.,I

Le ZcruAVfc.f.l Ha «teft-vous certain ? .- ^j<%.:r -«i' )

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LA COMÉDIE ITiRTIALE.

I?aïichon.i-

Ou le dit.

L'EMi

Le ZorAVK>

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On le dit! Il va bien des ehosenquisedisent, mais toutes ïie sont [pas vraies. IVailleurs F ÎHumhi" serait dn parti national^ que vous ne i>ourrlez pas en conclure que tous les iUnm'm's le suivront. Les illuminés n'ont jjoint de chefs, iÎ8 sont guidés par les principes.

Si le parti national s'établit sur des principes cathoU- ^U(is, romains^ et qu'il prouve la nécessité de se détacher du parti conservuteui*, les illuminés l'embrasseront^. Sinon, non.

L'Employé.

Oe que vous dites là me fait plaisir.

Le Zolavr.

Je ne connais pas l'Illuminé ; mais ses principes me donïient l'assurance qu'il n'embrassera jamais un parti qui ne définira pas sa 2>olitique envers l'Eglise., .^' -- i-

L'Employé,

Tant mieux.

L'iNSTITrTEtm.

Te cornais personnellement, et de la façon la plus intime, l'Illuminé.

Je puis donc parler un peu de ses sentiments. Il Uv' conïiait pas \q parti national; il attend son programme avant de le juger, ; ,, ., ,

L'Employé,

C'est rationnel.

L'Instituteur,

L'Illuminé a en grande estime plusieurs p<»îitîque8 con flervateurs influents.

Sir Greorges a toute son admiration et toute sa reconnaissance pour le bien qu'il a fait au Canada.

Mais ce que l' Illuminé n'approuve pas, c'est que Sir Georges se soit mêlé à des difficultés ecclésiastiques ; c'est qu'il se soit opposé à un évêque.

Que Sir Georges laisse les évêques gouverner leurs diocèses en paix, et riUuminé sera un des premiers à le défendre.

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L'Employé. - •

Sir Georges aurait dû, en effet, laisser les messieurs du Séminaire se débattre comme ils l'entendaient. Malheureusement Sir Georges n'est pas théologien ; il a pu être facilement entraîné, avec tant d'autres, à prendre fait et cause pour le Séminaire qui se posait en victime.

. •' .'il L'Instituteur-

Vous avez dit le vrai mot. Les politiques ne devraient jamais entraver l'action de l'épiscopat. Rarement un évêque a tort, et toujours le clergé et les fidèles finissent par se ranger comme un seul homme près de l'évêqu© molesté. Gure alors à ceux qui ont molesté cet évêque.

L'Employé.

Tout cela est très vrai. ...

L'Avocat

Allons, je vois que la Comédie n'est pas une œuvre sî terrible, ni si indigne, et volontiers je retire toutes le» accusations que j'ai portées contre elle. Pour être parfaitement reconcilié avec l'Illuminé, il ne me manque plus que de savoir pourquoi il ne s'est pas nommé.

La gravité de son sujet exigerait cet acte d'honnêteté.

Le Notaire.

Vous dites l'auteur. C'est les autours qu'il faudrait dire, La Comédie est une œuvre de collaborateurs, ffe iii. j

L'Instituteur. ^

Vous êtes dans l'erroar. Un seul y a mis la main. L'Illuminé à même terminé ses deux premiers actes sans faire part de son œuvre à qui que ce soit.; ■ > .

Ce n'est que sur le point de livrer son œuvre à l'éditeiir

qu'il l'u soumise à un laïque, son conseiller et son guide.

Ayant été appi*ouvé de ce laïque, il communiqua son écrit

^ deux jeunes hommes, ses amis, priant l'un d'eux de lui

trouver un éditeur !

'honnêteté-

faudrait dire*

Le Notaire.

Où l'Illuminé s'est-il 7)ourvu de documents? Qui l'a si bien renseigné ?

L'Avocat.

D'abord pourquoi ne s'est-il pas nommé ?

L'Instituteur. ...

C'e^.t par dérision qu'on a appelé l^s ultramontains îllumim's ; c'est pour mépriser cette dérision que i'auteur «n a fait son titr« et son nom.

D'ailleurs, l'auteur a laissé assez de traits de lui-même dans sa Comédie pour être reconnu. Tous ceux qui ont un peu de flair littéraire n'ignorent pas qui il est Enfin son intention est de se nommer dès qu'un nom responsable «ngagera la polémique.

L'^VVOCAT,

Et si la polémique ne s'engage pas ?

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