Cette plaisanterie est renouvelée de Benavente
« LE MAITRE. Et le blanc, qu'en avez- vous fait?
LA SERVANTE. Qucl blaUC ?
LE MAITRE. Le blanc d'œuf.
LA SERVANTE. Nous cu avous soupé, hier soir.
LE MAITRE. Dépeuscs sur dépenses! Quoi! dilapidateurs du bien d'autrui, vous mangez un blanc d'œuf en un seul repas î »
EL talego-nirio.
44. « sGANARELLE, prenant le pouls à Gorgibus. Mais encore, voyons un peu.
SABINE. Eh! ce n'est pas lui qui est malade, c'est sa fille.
SGANARELLE. Il n'importe; le sang du père et de la fille ne sont qu'une même chose; et par l'altération de celui du père, je puis connoître la maladie de la fille. »
Molière, Le médecin volant, se. iv.
Voir aussi Le médecin volant, de Boursault, se. xi.
>'OTES 3 1 7
45. Les faits historiques mentionnés par le soldat permettent d'assigner pour date approximative à cet intermède les quinze dernières années du xvii^ siècle. Francisco de Castro, comédien et auteur comique, publia à Saragosse, de 1700 à 1702, trois volumes d'entrerneses.
46. Calle de la Gorgnera. D'après D. Antonio Capmani y Montpalau, Origen histórico y etimológico de las calles de Madrid^ gorgnera n'est qu'une corruption de agorera^ devineresse, cette rue ayant été habitée par une fille qui, après diverses aventures, fut pendue et lapidée comme sorcière.
47. « Je demandai à ce garçon s'il avait quelque argent en réserve. Il sortit celui qu'il portait noué dans un coin de sa chemise. » A. de Rojas, Viaje entretenido.
48. La Gazette paraissait le mardi. « Si bon vous semble, lisons un peu la Gazette, à présent. Il y a, ce mardi- ci, des choses extrêmement intéressantes. » Entremés de El médico sordo y el vecino gangoso, de Diego de Torres y Villaroel.
49. L'hôtesse joue ici sur le mot Sansneha, dans lequel entre sueno, songe. Mais Sansueiia était aussi le. nom de Saragosse dans les vieux romances chevaleresques. C'est hors des murs de Sansueña que Gaiferos emportait Melisendra, lorsque Don Quichotte tailla en pièces les mécréants qui s'élançaient ;\ leur poursuite, dans le rhapitre de maîtie Pedro. Il est très pro-
bable que l'auteur a voulu faire allusion à cette bataille de marionnettes.
50. Cet intermède n'est, en certains passages, qu'une transcription de la Relación de la cárcel de Sevilla (Voir Gallardo, i, apend. i, écrite vers 1585 par l'avocat Cristóbal de Chaves, et dont le manuscrit appartient à la bibliothèque Colombine. Toutes les éditions que j'ai consultées reproduisent avec une fidélité déplorable les fautes de l'édition de 1G17 Parte VU de Lope de Vega). Les éditeurs se sont contenté de réimprimer ]^s uns après les autres un texte des plus incorrects sans y ajouter une seule note ni le moindre commentaire.
51. Tous les textes portent se tulla. Seule, à ma connaissance, l'édition delà Biblioteca U72iversal donne le vrai mot, letrilla.
52. La poésie qui a servi de modèle à la letrilla de • Paisano se trouve parmi les manuscrits de la Bibliothèque ^Nationale deParis(Ms. esp.216;iJo — 7 du catalogue de M. MorelFatio.) C'est un manuscrit du xv^ siècle qui commence par ce vers
Ay! mar braba esquiva...