‹ Interprétation de l'ApocalypseChapitre 23 sur 211 · LIV. V, SECT. II, CHÂP. XI · texte numérisé non relu

LIV. V, SECT. II, CHÂP. XI

dans leurs péchés en seront souverainement contrariée, et ils se réjouiront d'être enfin délivrés de leur maux T^hjsiqnes, parce que ces deux prophètes tourmentaient ceux qui habitaient la terre.

Vers. 11. — Mais après trois jours et la moitié d'un jour, l'esprit de vie entra en eux de la part de Dieu. Ces paroles et les suivantes nous indiquent tout-à-coup le changement de la droite du Tout-Puissant, qui ne permet pas pour longtemps le triomphe des impies sur les justes.il/aw après trois jours et la moitié d'un jour, c'està-dire, après ces vingt-quatre jours, l'esprit de vie entra en eux de la part de Dieu, qui, par sa puissance infinie, fera ressusciter ces deux prophètes d'entre les morts. Et ils se relevèrent sur leurs pieds : et une grande crainte s'empara de ceux qui les virent, En effet, le changement subit et inattendu de cette scène imposante sera terrible pour les impies ! Cette solennelle transformation de l'état des hommes sur la terre nous donne une idée de celle que nous verrons dans l'autre vie. Aux yeux des hommes, l'impie triomphe, et le juste est opprimé ; mais devant Dieu ces gémissements du juste se transformeront en gloire et en consolation éternelle, tandis que le triomphe passager et éphémère des méchants sera suivi de tourments immenses dans leur rigueur, et interminables dans leur durée. Sag,, V, 1 : « Alors les justes se soulèveront avec une grand fermeté contre ceux qui les auront tourmentés et qui leur auront ravi les fruits de leurs travaux. Les méchants à cette vue seront saisis de trouble et d'une horrible frayeur ; ils seront surpris d'étonnement en voyant tout d'un coup, contre leur attente, les justes sauvés. Ils diront en eux-mêmes, se repentant et gémissant dans le serrement de leuv

cœur : Ce sont ceux-là qui ont été autrefois l'objet de nos railleries, et que nous donnions pour exemple de personnes dignes de toutes sortes d'opprobres. Insensés que nous étions, leur vie nous paraissait une folie et leur mort une honte. Cependant les voilà élevés au rang des enfants de Dieu, et leur partage est avec les saints. »

III. Vers. 12. — Et ils entendirent une voix forte qui leur dit du liant du ciel : Montez-ici. Et ils montèrent au ciel dans une nuée, à la vue de leurs ennemis. On doit prendre à la lettre tous les maux contenus dans ce texte ; et leur sens est naturel et sans figure. Car il arrivera véritablement que Dieu, voulant rendre un témoignage public et solennel à la vérité de la prédication de ces deux prophètes ressuscites d'entre les morts, les fera monter au ciel en corps et en âme, en présence de tous les peuples, de toutes les tribus et de toutes les langues, qui seront venus de toutes les extrémités de la terre, et se seront portés, comme en flots de population, vers le roi de Jérusalem. Alors l'Antéchrist se sentira troublé d'un efifroi glacial, il frémira de rage, et dans l'excès de son orgueil et de sa présomption infernale, voulant donner une dernière preuve de sa fausse divinité, et voulant aussi retenir les peuples dans l'abîme de l'erreur, à l'aide de la puissance des démons, il s'élèvera du mont des Oliviers dans les airs, avec une grande majesté, et s'eôorcera d'atteindre Enoch et Elle pour les précipiter sur la terre. Mais voilà qu'à ce moment solennel, la vertu du Tout-Puissant le frappe et le précipite lui-même dans la plus grande ignomie et confusion ! Un horrible tremblement de terre bouleverse toute la contrée, une grande partie de Jérusalem tombe en ruine, les faux prophètes et la plupart de leurs

Page 1