‹ Interprétation de l'ApocalypseChapitre 25 sur 211 · CHAPITRE XI. — Verset · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — Verset

I. Après la tribulation de ces grands jours et la ruine de l'Antéchrist, il n'y aura plus d'années, mais seulement des jours, qui seront encore accordés au genre humain pour faire pénitence. Et c'est en ces derniers jours qu'auront lieu les grands signes et les horribles présages qui précéderont la dissolution du ciel et de la terre, et le grand jour du jugement. Ces signes et ces présages seront manifestés dans les quatre éléments, dans le soleil, la lune, les étoiles, dans la mer et sur les collines. C'est ce que nous lisons dans saint Matthieu,

XXIV, 29 : « Or, aussitôt après la tribulation de ces jours, le soleil s'obscurcira, et la lune ne répandra plus sa lumière ; les étoiles tomberont du ciel, et les vertus des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du Fils de l'homme, venant sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande majesté. Et il enverra ses anges avec la trompette et un grand bruit, et 'ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité du ciel jusqu'à l'autre. » Nous lisons de même en saint Luc. XXI, 25 : « Et des prodiges seront dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles ; et, sur la terre, la consternation des peuples, à cause du bruit tumultueux de la mer et des flots. Les hommes sécheront de frayeur dans l'attente de ce qui doit arriver à tout l'univers : car les vertus célestes seront ébranlées, etc. Ainsi donc, après la chute de l'Antéchrist, il n'y aura plus de mois, ni d'années, mais seulement peu de jours, remplis de toute misère, de toute calamité et d'horribles présages. Car, alors, le globe terrestre lui-même combattra contre les insensés qui vivront surtout en ces temps-là.

Vers. 14. — Le second malheur est passé, et voilà le troisième qui viendra bientôt (1). Ce troisième et dernier

(1) Il faut remarquer ici que saint Jean annonce trois malheurs pour l'Église. En premier, c'est lorsqu'il dit, chap. IX, 12 : Le premier malheur est passé, et voici deux autres malheurs qui viennent après. Or, il annonce qu'un premier malheur est passé, immédiatement après avoir décrit les maux causés à l'Église par l'hérésie d'Arius ; et il annonce les deux autres malheurs qui vont suivre, immédiatement avant la description de l'hérésie de Luther ; enfin, il annonce seulement la fin du second malheur après la chute de l'Antéchrist, d'où l'on peut conclure que saint Jean veut nous faire comprendre que l'hérésie de Luther, qui résume toutes les précédentes, doit être considérée aussi

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