‹ Interprétation des Radiographies du Plancher du Sinus MaxillaireChapitre 12 sur 19 · DM EE · texte numérisé non relu

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vent des négatifs grisâtres, sur lesquels l’aération antrale, les lésions et le tissu osseux se confondent dans une imprécision brumeuse, alors qu’il est absolument indispensable pour apprécier des lésions en demi-teinte qu’elles se détachent nettement sur des fonds nets d'opposition, c’est-à-dire sur des fonds bien noirs d’aération et sur des plans osseux d’un gris clair très franc. |

« S'il n’existe pas d’opposition dans les valeurs, il est pratiquement impossible et même dangereux de prétendre interpréter l’existence d’une lésion qu’on devine, plutôt qu’on ne voit, ceci pouvant conduire à un diagnostic fantaisiste dont les conséquences thérapeutiques peuvent être désastreuses » (M. Racer).

Il faut donc rejeter systématiquement et a priori toute radiographie uniformément grise et demander une deuxième épreuve plus poussée. Si cette deuxième confirme la première, il faut demander une troisième épreuve de format supérieur obtenue par la méthode intra-bucco-occlusale du film interposé entre les deux arcades dentaires, bouche fermée. Ce procédé révèle en général une plus grande surface du plancher et une fraction plus importante du sinus.

Ce sont là généralement les seuls procédés d’investigation radiologique dans la pratique courante

N° 1. - Radiographie des Sinus antérieurs (D' Surrel).

odotonlogique. Ils se révèlent souvent bien insuffisants, surtout lorsqu'il s’agit d'éléments pathologiques apicaux qui ont déjà érodé et même dépassé le plancher du sinus. C’est alors qu'il faut avoir recours aux radiographies extra-buccales pour compléter les recherches.

I s’agit de films de 8/13,5 qui permettent de comparer sur une même image les différentes plages aérées de la face. Nous voulons dire : les orbites, les sinus maxillaires, ethmoïdaux et frontaux.

M. le Professeur LEMAITRE a longuement insisté sur la nécessité de comparaison de ces plages pour dépister les fractures ou les lésions pathologiques.

A cet effet, le Docteur M. Racer nous a confié une radiographie extra-buccale que nous prendrons comme. type : c’est une radiographie exécutée par le Docteur SurREz, sur laquelle nous pouvons comparer les régions orbitaires et antrales, toutes d’aération normale (Photographie n° 1).

En comparant les images droites et gauches nous pouvons suivre Les contours des sinus. Par cette méthode nous pourrions relever à l’occasion une modification dans la ligne des contours : soit sous forme d’une solution de continuité qui peut sisner une fêlure ou une fracture, soit sous forme d’une zone grisâtre floue qui peut être une dégénérescence inflammatoire à participation osseuse,

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soit une masse bien circonserite, encapsulée, constituant l’image kystique classique, soit encore une masse térébrante envahissant le sinus, présentant une image en chou-fleur qui peut être une prolifération granulomateuse diffuse ou un élément néoplasique à préciser.

En conclusion de tout ceci nous dirons qu’il faut se méfier des clichés ne représentant qu'un seul sinus (le sinus maxillaire). Dans ce cas nous n'avons plus alors ces précieux éléments de comparaison fournis par les plages orbitaires et fronto-ethmoïdales.

Ajoutons à cela que la technique du radiologiste réside dans l'incidence à donner au cliché afin de permettre une interprétation la plus exacte possible.

À ce propos nous allons reproduire iei un schéma du Docteur M. Racner représentant une coupe transversale du plancher du sinus au niveau de la première molaire (schéma IV).

I s’agit d’un sinus bas dans le plancher duquel émergent des coupoles contenant des racines qui portent des granulomes apicaux. Ces coupoles sont séparées par des dénivellations que le Docteur Racer distingue suivant leur situation en diverticules : vestibulaire, interradiculaire et palatin.

Sur ce schéma nous constatons aisément que

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Schéma IV (M. RACHET).

Coupe transversale du plancher du sinus au niveau de la première molaire.

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