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vées dans les deux, et d’autres qui viennent pour la première fois habiter les formes humaines préparées pour elles. Ainsi la vie, partant de la Société centrale céleste dans les Cieux, est, pour ainsi dire, transportée à travers le principe féminin jusqu’à l’extrémité la plus extérieure. Le Cycle de la vie, comme nous seuls pouvons le voir, est une grande existence circulaire qui est le produit de l'existence de l’Ètre Suprême. Au centre, nous voyons toutes sortes de formes de vie. Nous voyons ce que l’on a appelé les 12 Tribus et les 12 fois 12 mille de chaque Tribu.
52. Q. — Nous savons, cher Ange, que nous sommes descendus dans la Nature pour accomplir une œuvre quelconque; mais nous ne comprenons pas très bien pour quel but spécial nous avons été envoyés ici.
II. — Et tant que ce but spécial ne vous est pas connu et n’a pas été révélé à votre conscience extérieure, vous ne pourrez pas posséder le bonheur et la joie dont nous vous avons parlé si souvent : car ce but est le glorieux avenir qui ne vous a pas encore été dévoilé. La grandeur de cet état et la majesté du pou-
voir qui le remplit sont manifestés par le principe moteur et agissant de l’Amour divin qui travaille en lui, et émerge au dehors au commandement divin. Ce principe se meut doucement et silencieusement. Il traverse état après état, sphère après sphère, jusqu’à ce que le flot d’un état ariive à la limite du temps. Mais les vents contraires de l’état terrestre contrarient cette influence divine et la repoussent comme une chose antipathique. Pourquoi revient-elle toujours? Pourquoi est-elle incessamment projetée et repoussée ? Afin que des milliards d’atomes de vie soient mis en activité ; afin que tous les amours recueillis dans chaque état soient élevés et puriliés. Et alors le poids de l’Amour Divin, agissant à travers le tout, brisera par sa puissance les forces opposées. C’est là le seul moyen par lequel le plan Divin doit être réalisé; et ce plan est le réveil de la Conscience, ou plutôt de la connaissance intérieure chaque degré de la vie étant absorbé et soutenu par l’Amour divin ; en sorte que dans l’acte de donner et de recevoir le but spécial que chaque atome doit remplir dans l’Économie Divine lui soit révélé.
53. Q. — Mais comment est-il possible que nous arrivions à comprendre le but pour lequel nous sommes venus sur la terre si cela ne nous est pas révélé par nos guides Angéliques ?
R. — Et comment ces instructeurs anciéliques pourraient-ils donner aux atomes de la vie plus que ceux-ci ne sont capables de comprendre? Est-ce que les petits êtres qui sont à l’état d’enfance sur votre terre peuvent être traités comme s’ils étaient dans un état qui correspond à la maturité ? Un épi de blé est devant moi, septuple des deux côtés. Qu’estce que cela révèle et pourquoi m’apparaît-il ? Cet épi de blé sait-il? a-t-il la conscience que l’heure est proche où la sublimité de l’Infini va se révéler sous ses aspects multiples? Le grain de blé enfermé dans la mère-terre doit attirer à lui un grand nombre d'éléments, trop nombreux pour les citer ici, avant d’arriver à se revêtir d’une cosse; et puis, supposons qu’une fois sorti sous sa forme structuiale il ait la conscience qu’il deviendra une nourriture pour les nations. Il en est de même de l’esprit humain enfermé dans une enveloppe corporelle. Nous vous donnons ici un symbole que
vous pouvez intei'préter par rapport à vousmêmes. Considérez le processus de l’enveloppe du grain de blé ; alors, faisant un rapprochement avec votre forme extérieure, vous vous demanderez: que deviendra-t-elle? Voici le froment et la paille. Mon être extérieur serat-il emporté comme la paille? Et mon expérience sera-t-elle comme le vent qui s’en va au loin et je ne sais où, et dont on ne se souvient plus ? A cette question une voix vous répond : « Je suis la résurrection et la vie ». Vous entendez cette voix. Elle fait une distinction entre la résurrection et la vie ; elle indique qu’il y a une résurrection, et une vie qui sort de cette résurrection. Le froment est la vie, et la paille ou la cosse est la résurrection qui doit nourrir et remplir ses propres éléments. Chers enfants, ayez patience et croyez à l’œuvre silencieuse mais réelle des Anges; car, avant qu’il soit longtemps, le but divin se révélera lui-même. Et alors tous ceux qui ont entendu ma voix ici loueront la sagesse qui inspire vos guides angéliques et diront : « Celui qui règne sur le tout a bien fait toutes choses, quoique dans mes états précédents je ne l’eusse point compris. Comme les atomes vivants qui constituent la
forme humaine, tenez-vous âme contre âme, vous entourant les uns les autres et vous fiant les uns aux autres. Alors vous entendrez la voix de celle qui a passé dans des régions plus belles, et sur des sommets plus purs et qui, maintenant, développe consciemment par vous, sur la terre, ses propres états, (de façon à vous donner la conscience de vos expériences individuelles). Car elle a vécu sur votre terre extérieure et, d'état en état, elle est arrivée à la conscience de son passé.
En vérité, vous devez la croire lorsqu’elle vous dit de vous réjouir et de lever vos yeux, — car la lumière du grand Jour éternel n’a point d’umbres; le matin de cette glorieuse de meure ne sait pas ce que c’est que la nuit ; et dans cette sphère bénie les joies sont sans mélange. Parlant par la Sagesse Divine et entourée de la grande et puissante Société céleste, votre Représentante affirme que sa demeure est la vôtre ; mais elle ne peut pas habiter ce glorieux Au-delà dont l’Ange de Majesté vous a parlée avant que vous puissiez y être avec elle.
Soyez heureux dans l’assurance que ce glorieux Au-delà sera ouvert pour nous ; je veux dire pour vous et pour moi. Mais de même que
je ne puis y entrer seule, vous ne le pouvez pas non plus. 11 faut que rnoi-meme je traverse et retraverse des états et des sphères que dans ma situation actuelle je préférerais abandonner pour d’autres. Neanmoins, le but spécial poursuivi à travers ces Représentants ne peut êti*e démontré et mis en lumière que par le moyei. de leurs expériences. Et de même que le but spécial qui, se poursuit à travers moi vous apparaîtra petit à petit, le but divin spécial sera manifesté à ceux a qui j ai parlé ; car ce but doit toujours progresser. Tous ceux qui entendent sont appelés; mais, hélas ! tous ne veulent pas entendie et vivre. Néanmoins, le but Eternel ne sera point compromis par ce lait. Ceux qui entendent répondï’ont et ils vivront.
Dans cette assurance et avec la pleine espérance de la gloire à venir, je murmure Adieu!
54. Q. — Nous savons bien que nous ne pouvons pas espérer que la réponse a nos pensées interrogatrices viendra toujours di^ rectement des Messagers angéliques du Cercle
céleste ; aussi est-ce avec une absolue confiance que nous nous adressons de nouveau à vous, ami bienveillant et messager délégué par ce Cercle sur la terre. Ferme ttez-nous de vous poser encore quelques questions sur le but pour lequel nous sommes venus ici-bas et sur les meilleurs moyens à employer pour atteindre ce but.
R. — Quant au but de vos existences terrestres, chers amis, vous savez certainement que la seule raison d’être de nos expériences variées sur la terre c’est de faire notre éducation et de nous préparer pour la vie supérieure de l’esprit; de nous préparer, en un mot, pour l’immortalité qui est notre glorieux héritage, l’héritage auquel, comme l’Ange vous l’a dit : « Tous ceux qui entendent sont appelés », Mais, hélas ! tous ne veulent pas ou ne peuvent pas entendre et vivre ; le plus grand nombre est entraîné par les jouissances mondaines et ne veut pas voir au delà. C’est pour cela que nous lisons dans nos livres sacrés : « 11 y en a plusieurs d’appelés, mais peu d’élûs » (Matth. XXII, 14) . Bienheureux sont ceux qui ont répondu, car ils entrent immédiatement dans une sphère de perception beaucoup plus élevée,
perception qui doit se développer toujours davantage, et c’est pourquoi l’Ange vous a dit : « Ce but doit toujours progresser ». Ce n’est cependant pas le but qui progresse, mais votre perception spirituelle qui se développe et vous rend capables de voir et de comprendre le processus divin qui resté un mystère profond pour le grand nombre de ceux qui n’étaient pas prêts lorsqu’ils ont été appelés. Vous voyez donc que chacun est l’arbitre de sa propre destinée, d’abord inconsciemment, jusqu’à un moment donné, puis après consciemment, jusqu’à ce qu’il arrive à l’état d'immortalité.