Mort
AuTOPsIE. — Derrière la symphyse pubienne, poche remplie de liquide sanieux et de caillots sanguins.
Fracture des branches horizontale et verticale du pubis. Déchirure de l’urèthre dans la portion supérieure de la région membraneuse, large communication avec la poche sanguine, située derrière les pubis, et surmontant l’urèthre. Ecchymoses sur la muqueuse vésicale.
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Observation VII
(Bulletin de la Société anatomique de Paris, 1874. — Résumée)
Fracture du bassin. — Déchirure de l’urêthre. — Infiltration d'urine. — Mort sept jours après l'accident. (Par M. Augier, interne. Service de M. Désormeaux.)
Casimir C..., cinquante-sept ans, scieur de long, entre à l'hôpital Necker, le 20 juillet, à deux heures de l'après-midi, Au moment où il était sur une poutre élevée d’où il sciait du bois, une corde s’est rompue, il a sauté au bas de l’échafaudage, mais malheureusement du côté où tombait en même temps la poutre sur laquelle il se trouvait. Celle-ci, d’un volume considérable, est tombée sur lui pendant qu’il était encore étendu à terre et il à été pris entre le sol et la poutre par les diamètres transverses du bassin.
À son entrée, aucun. déplacement appréciable des os du bassin. A la percussion, peu d'urine dans la vessie.
Dans la soirée, besoin d’uriner impossible à satisfaire. Une sonde molle en gutta-percha introduite par l’urèthre s'enfonce sans résistance et ramène un demi-verre de sang mélangé avec de l'urine, mais en somme pas d’urine pure. Déjà on pouvait soupçonner une rupture du canal de l’urèthre et l'évacuation du contenu vésical dans l’espace virtuel formé par cette déchirure. .
21 juillet. — Sonde introduite en deux reprises par M. Désormeaux ramène de l’urine sanglante; impossible de pénétrer dans la vessie. Ecchymose des bourses.
Enfin, M. Desormeaux pénètre dans la vessie où une sonde est fixée à demeure ; une urine claire s'échappe par la sonde. Pas encore de fièvre, mais pourtant légère odeur urineuse exhalée par le malade.
Malgré l'absence de crépitation, de mobilité, elc., on croit
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BR 7 pue) à une fracture du bassin ayant occasionné la rupture de l’urèthre.
Trois jours avant sa mort, délire; le malade tombe du lit. M. Desormeaux retire avec la sonde un liquide putrilagineux noirâtre. L'introduction du doigt dans le rectum fait senür cette sonde sous le doigt. L'infiltration d'urine a formé un clapier au-devant de la portion membraneuse et s’est faite vers la partie interne et inférieure des cuisses.
Incision médiane au périnée et incisions sur les cuisses pour les dégager.
Mort le surlendemain matin; avant les incisions, violents frissons, et, pendant les trois derniers jours, température, 39°; pouls, 120.
AUTOPsIE. — Ecchymose sous-péritonéale dans les deux fosses iliaques ; adhérences de la vessie au rectum.
Disjonction de la symphyse pubienne ; fracture des branches horizontale et descendante du pubis.
Rupture de l’urèthre au niveau de la portion membraneuse : 1/2 centimètre en avant du verumontanum. Clapier situé entre les deux bouts de l’urèthre sectionné.
Observation VIII (Bulletin de la Société anatomique de Paris, 1876)
Fracture mutiple du bassin, — Perforation de la vessie. — Infiltration de sang et d'urine dans le tissu cellulaire sous-péritonéal. (Par M. Barth, interne des hôpitaux.)
H. E.., vingt-cinq ans, charretier, entre à la Charité, le 9 mars 1876, service de M. Gosselin.
Cet homme est tombé le 9 mars, à huit heures du soir, SOUS
les roues d’un haquet non chargé qu’il conduisait : l’une des roues lui a passé sur le ventre au niveau de l’hypogastre ; re-
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levé immédiatement et apporté à l'hôpital, il offre les signes ordinaires des hémorragies internes : pâleur de la face, refroidissement des extrémités, angoisse extrême; mais il a toute sa connaissance et explique clairement les circonstances de son accident.
* L'intensité des douleurs et la gravité de l’état général ne permettent pas un examen détaillé.
Pendant la nuit, le malade est pris de vomissements qui se répètent à plusieurs reprises ; il n’a pas uriné depuis l’accident.
Le 10 mars, matin, l'état est le suivant : l'abattement a un peu diminué, mais la faiblesse est extrême. P. petit, 120 ; 1255756:
Le ventre, tendu et légèrément ballonné, est très douloureux à la palpation, surtout dans les régions inférieures; la percussion donne de la matité dans les fosses iliaques et à l’hypogastre ; il n’est pas possible de reconnaître si la vessie dépasse le pubis. Le malade n'ayant pas uriné depuis la veille, et ne pouvant y parvenir malgré des efforts énergiques, on pratique le cathétérisme, avec la sonde en gomme : on pénètre avec facilité jusqu'à la vessie, mais on n'obtient que 50 grammes environ d’urine, dont les dernières gouttes sont fortement teintées de sang. Au niveau de la crête iliaque du côté gauche se voit une forte ecchymose, et toute la région avoisinante est le siège d’une vive sensibilité; la pression au niveau de la fosse iliaque du même côté provoque une douleur aiguë ; il en est de même en arrière sur la partie latérale du sacrum ; en aucun point du bassin on ne peut constater de mobilité anormale ni de crépitation.
La sensibilité est intacte dans les membres inférieurs, mais les mouvements des deux jambes sont presque impossibles, surtout du côté gauche. Il n’y a pas de raccourcissement, pas
de rotation du pied.
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Ces divers symptômes font redouter une fracture multiple du bassin, accompagnée probablement d'une rupture de la vessie, qui a engendré un épanchement d’urine dans le péritoine ou le tissu cellulaire sous-péritonéal.
Traitement : six ventouses scarifiées sur l'abdomen, glace à l'intérieur ; bouillons.
Dans la journée, les vomissements aqueux et verdâtres se répètent fréquemment ; ils se font presque sans eflort, par simple régurgitation. La faiblesse et l’abattement sont extrémes.
Le soir, le malade ayant à peine uriné quelques gouttes, on répète le cathétérisme, et on n’amène comme le matin qu'une petite quantité d'urine sanguinolente, Une injection d’eau tiède par la sonde est rendue immédiatement à peine teintée.
Le ventre est notablement plus tendu que le matin ; il y a de la matité dans les parties déclives, qui sont très douloureuses à la palpation. P. très petit, 140 ; T. : 375. Dans la nuit, les symptômes s’aggravent avec rapidité; la faiblesse ne cesse d'augmenter ; les vomissements verdâtres se répètent avec une grande fréquence. Mort le 11 mars, à sept heures du matin. |
AUTOPSIE. — Énorme infiltration dans le tissu cellulaire du bassin. Perforation de la vessie (4 millimètres) à la partie latérale droite de la face antérieure de l'organe.
Urèthre sain.
Symphyse pubienne disjointe. Fracture des branches horizontale et descendante du pubis des deux cotés. Saillie des fragments pubiens vers l’intérieur du bassin. La perforation de la vessie correspond au fragment de la branche horizontale pubienne du côté droit. Fracture du sacrum.
Observation 1X
Service de M. TÉépenar, salle St-Eloi, n° 44 (Thèse de Lecercle, obs. IV ; résumée)
Rupture de l’urêthre. — Fracture du pubis. — Deux esquilles osseuses enlevées. Guérison rapide.
Joseph M..., âgé de cinquante-cinq ans, est tombé, il y a quelques instants, d’une hauteur de six mètres, sur une pièce de fer; plaie médiane du périnée de 3 à 4 millimètres ; urèthrorragie abondante ; le blessé a, de plus, la blennorrhagie.
8 mai. — On pratique l’uréthrotomie ; la plaie est vidée de ses caillots et de deux esquilles osseuses, car il y a eu fracture du pubis. On constate que la rupture de l’urêthre siège entre les deux feuillets du ligament de Carcassonne et même au delà dans la portion membraneuse. Sonde à demeure en caoutchouc rouge. Lavages boriqués de la plaie et de la vessie.
9. — Les suites de l’opération ont été très simples. Pas de fièvre. La sonde à demeure est sortie et n’est pas remplacée. On pratique la cathétérisme avec une sonde en argent facilement introduite, par laquelle on fait un lavage de la vessie.
10. — T. : matin. 37°4; soir, 37°. Pouls, 80. On fait le cathétérisme avec la sonde en argent. L’urine est claire et transparente. Pendant les mictions, l'urine sort par la plaie et par le canal. Pansement à l’iodoforme.
Les jours suivants, l’état général est excellent; la température n’a jamais dépassé 37°4, et le pouls, 82. Tous les jours, on a pratiqué des lavages boriqués, après avoir passé une sonde métallique.
98. — T.: matin, 37°; soir, 372. Le malade n’urine plus par la plaie.
La sonde à demeure n’est restée, dans ce cas, que vingtquatre heures.
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9 juin. — Le malade s’est levé, mais il souffre beaucoup
quand il essaie de marcher, à cause de la fracture pubienne. 3. — On passe les béniqués de 40 à 47.
Observation X
(Publiée par le professeur agrégé SERRE, dans la Gazette de Montpellier, 1884.)
Quadruple fracture du bassin. — Déchirure du canal de l'urèthre à l'origine de la portion membraneuse. — Mort.
Le 11 avril 1882, Transac, terrassier, employé aux travaux de l’Institut de physique et chimie, a été surpris par un éboulement et brusquement renversé. On l’amène immédiatement à l'hôpital.
Au moment de son entrée dans la salle, le malade a la face pâle et les yeux voilés. Une heure après, on tente le cathétérisme, qui est facile, mais ne donne lieu qu’à un certain écoulement de sang. À deux heures de l'après-midi, on tente un nouveau Cathétérisme, qui amène le même résultat. Le périnée est tuméfié et douloureux. On y applique huit sangsues.
12. — Le cathétérisme est assez facile, et on laisse une sonde à demeure.