N° 46, 48, 50. La plaie abdominale est cicatrisée
On passera tous les jours le n° 48, et on apprendra au ma-
lade à se sonder lui-même.
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Observation XVI
(P. GurerBook. — Arankeiten der Harnwege und der männlichen Geschlechisorganen. — Berlin, 1890.)
Fracture du pubis et rupture de la vessie
Pat.,charretier, vingt-neuf ans, est admis à l'hôpital. Trentesix heures auparavant, une roue était passée sur tout le côté gauche du bassin seulement. Ecchymoses à gauche sur le bassin et sur le ventre. Il avait vidé sa vessie une demiheure avant l'accident, et depuis il n'avait plus uriné. Le malade était surexcité, quoique l’état général fût bon. Deux fois on introduisit une sonde, et chaque fois on obtint deux onces d'urine sanguinolente. Un caillot obstrua l’œil de la sonde, et, après une injection de 4 onces de liquide seulement, il s’échappa 63 onces d'urine sanguinolente en jet lent. On a omis, malheureusement, de faire l'examen par le rectum; on croit pourtant qu’on avait vidé, non pas l'urine qui s'était déversée par une fissure dans le sac péritonéal, mais bien celle qui était restée dans la vessie dont le choc avait enlevé la faculté de contraction. Cette idée se trouva fortifiée par l'essai que l’on fit plus tard de l'injection d’une plus grande quantité de liquide (16 onces) qui disparurént dans le péritoine, et on put même sentir à travers le rectum le fond de la vessie, bien qu'elle ne fût pas contractée.
En outre, l’inspection et la palpation démontrèrent le remplissage par le liquide, de la cavité de Retzius.
Pat. refusant toute opération, on continua les applications de la sonde; la région hypogastrique resta douloureuse.
Pat. se sentait si bien qu'il voulut sortir; en se levant, il perdit connaissance et mourut sans avoir recouvré ses sens. Cela arriva six jours après l'entrée à l'hôpital et une semaine après l'accident.
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NC RS À l’autopsie, on trouva le cul-de-sac recto-vésical déchiré sur une étendue de 2? millimètres dans le voisinage du fond ; les intestins adhéraient solidement dans la cavité du bassin derrière la vessie; ces intestins formaient une fausse cavité vésicale où stagnait l'urine, ce qui avait donné lieu à une péritonite généralisée. Le pubis était fracturé dans sa branche descendante à son union avec la branche ascendante de l’ischion.
Observation XVII (Service de M. le professeur Tédenat. Salle Bouisson)
Fracture du pubis. — Rupture de l’urèthre. — Uréthrotomie externe immédiate. Guérison rapide.
P... (Alphonse), âgé de dix-neuf ans, célibataire, charretier, né à Rieutord (Lozère), habitant Mauguio, entre dans le service de clinique chirurgicale de M. le professeur Tédenat, le 29 janvier 1892.
Le jour même de son entrée, le malade à été fortement serré entre deux roues de charrette au niveau des hanches. Il a subi un mouvement de rotation sur lui-même. Immédiatement après, 1l a éprouvé, au voisinage de la symphyse pubienne, une violente douleur; pris du besoin d'uriner, il à pissé du sang pur.
A son entrée, on note une douleur limitée à l’épine gauche du pubis et à la branche descendante; réveillée par la pression en ces points, est assez vive. On sent une légère déformation de l'os, mais pas de crépitation. La pression est douloureuse au niveau de l'articulation sacro-iliaque gauche ; les mauvements de flexion et d'extension de la cuisse sont un peu gênés et provoquent un peu de douleur aux mêmes points.
Gonflement peu marqué du périnée, qui est douloureux à la pression. Au niveau des deux grands trochanters, une ecchy-
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Si mose large marque le siège de la contusion-produite par les roues de la charrette. Les mictions sont fréquentes, impérieuses, très difficiles, douloureuses, sanglantes. {
T., 38°4. Pouls à 64, irrégulier. État général bon.
30 janvier. — Même état, sauf une augmentation appréciable du gonflement du périnée. Lavage antiseptique de lurèthre, préopératoire de la région. Impossibilité d'introduire dans la vessie aucune sonde molle ou métallique. M. Tédenat procède à ces tentatives avec une grande prudence. Uréthrotomie externe immédiate. Dans le foyer traumatique, quelques caillots sanguins; la rupture siège sur la partie inférieure gauche de l’urèthre, sur le plan transversal rasant la branche pubienne gauche, que le doigt trouve fracturé assez haut, sans déplacement. Une sonde n° 16, coupée aux deux extrémités, est mise à demeure. L'opération a été très rapidement faite. Pansement iodoformé, compressions antiseptiques, maintenues appliquées par un coussinet. T., 38°1; EG
31. — T.: matin, 376 ; soir, 378. Etat général excellent. Quantité d'urine normale, limpide, non mélangée de sang.
1er février. — La sonde à demeure est enlevée le matin à dix heures, c’est-à-dire quarante-huit heures exactement après l'opération, selon la pratique ordinaire de M. Tédenat.
À une heure de l'après-midi, violent frisson, suivi de chaleur et de sueur abondante. T., 41°. P., 120. Céphalalgie, impossibilité d’uriner, malgré un besoin impérieux. Vives
douleurs uréthrales. Hémorragie assez abondante par la plaie
périnéale, non par l’urèthre. Applications chaudes sur l’abdomen. Boissons alcooliques chaudes, sulfate de quinine.
2. — T., 375. P., 80. Dans la nuit, le malade a presque tout pissé par le méat.
Lavage de la vessie avec la sonde de Mercier. Plaie opératoire en excellent état. Le malade urine facilement et en
RENE quantité normale ; presque toute l’urine sort par le méat. T.: Soir,199°6.4Pf, 84!
3. — La plus grande partie de l'urine passe par la plaie. État général normal. T.: matin, 38°1. P., 80. T.: soir, 377. IRRELE
4. —T.: matin, 374; soir, 36°6. Le malade est très bien, ne souffre pas et demande à manger.