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MP le bout postérieur est rétracté, la sonde doit être quelquefois remplacée par un stylet fin, que l’on présente aux dépressions que l’on croit être le canal uréthral. Si on échoue, on peut essayer de comprimer la vessie, et de faire sourdre une goutte d'urine qui sera l'indice révélateur. Si le malade n’a pas été anesthésié, on lui commandera d’uriner, et l'effort seul de la -miction, en déplaçant le canal, rendra sa présence évidente. L’orifice uréthral, une fois découvert et la sonde ayant pénétré dans la vessie, il s’agit d'amener à travers l’urèthre son bout antérieur, d’arrière en avant ; rien de plus simple : on introduit par le méat une sonde de moindre calibre, et l’on emboîte son bout vésical. dans la sonde postérieure qu'elle entraînera dans le canal.
Enfin, le chirurgien peut avoir recours encore au cathétérisme rétrograde, si la recherche du bout postérieur de lPu- ‘ rèthre est absolument impossible. On pratique l'incision suspubienne de la vessie, à 0 m. 01 au-dessus du pubis, sur une étendue de 0 m. 07 environ; l’aponévrose du muscle droit est sectionnée sur la sonde cannelée et en coupant les tissus couche par couche, on arrive jusqu’à la paroi antérieure de la vessie, rendue évidente par l'introduction préalable dans le rectum d'un ballon de Petersen, contenant à peu près 360 grammes de liquide. On incise la vessie dans une étendue de 1 cent. et demi, et on introduit un cathéter qui, passant par le col de la vessie, vient ressortir par l'orifice antérieur du bout postérieur de l’urêthre, se trouvant dans la plaie périnéale.
Cette opération a été faite pour la première fois par Verguin en 1757, puis par Giraldès, Chassaignac, ete. A Montpellier, M. le professeur Tédenat y a eu recours, et M. le professeur agrégé Estor, qui s'est beaucoup occupé de la question, a écrit à ce sujet un travail intéressant à consulter et qui a été signalé à l'index bibliographique.