‹ Intervention Ou Non Intervention Immédiate Dans L'Hémothorax Consécutif Aux Plaies Pénétrantes De PoitrineChapitre 14 sur 18 · NT DE · texte numérisé non relu

NT DE

Le 14 mars 1908, on pratique l'examen radioscopique qui ne montre qu'un reliquat d'épanchement dans le cul-de-sac pleural droit. La température montée à 39°9 le 6, est progressivement descendue à 37°5 jusqu'au 12. Puis elle est remontée continuellement et le 16 mars au soir elle atteint 4091.

L'état général est très altéré. Le malade a le facies plombé, des nausées, le pouls rapide.

En présence de cet état, M. Leriche pratique la résection des 7°, 8 et 9e côtes, en arrière. On tombe sur une cavité cloisonnée par des adhérences molles. Dans cette cavité il n'y a ni pus, ni sang, mais dans le sinus costo-vertébral on trouve des fausses membranes jaunâtres d'aspect puriforme.

Après celte intervention, l'état du malade va en s’améliorant et le 42 mars le malade quitte l'hôpital.

(Observation publiée par M. LERICHE, dans le Lyon médical).

OBSERVATION

Due à l'obligeance de M. Corte, service de M. le professeur Poxcer. Coups de revolver dans le thorax.

B... (Marius), 36 ans, négociant, salle Saint-Philippe, lit n° 6. Entré le 12 avril 1903, sorti le 22 avrit 14903.

Le mälade est amené à l'hôpital pour un coup de revolver dans le thorax du côté droit. (Il a été blessé par sa femme dans un accès de jalousie).

Le coup a été tiré à un mètre de distance, le calibre de la balle est de 8 millimètres.

Aprés avoir été blessé, le malade à pu se rendre à pied à la pharmacie et une heure après l'accident.

Au moment de son arrivée dans le service, il se tient debout sans peine.

De suite, l'expectoration à été sanglante, mais cependant peu abondante et par crachats isolés; le blessé n'a pas eu d'hémoptysie en masse. °

La plaie siège à gauche, au thorax, en arrière, au niveau de l'angle inférieur de l'omoplate, mais un peu en dehors de cet angle sur la ligne axillaire postérieure.

L'hémorragie par la plaie à été peu abondante et, à l'heure actuelle, des caillots de sang bouchent l'orifice.

Il n'existe pas de douleur thoracique marquée, ni de douleur respiratoire, le thorax n'est pas immobilisé du côté de la plaie. Le cœur est régulier.

Le 17 avril, on constate que l'expectloration est toujours sanglante, mais peu abondante; le malade n'a ni dyspnée, ni toux.

A l'examen du poumon, ou constate quelques râles fins à la base gauche, une matité à l'extrême base, signe probable d'hémothorax léger.

Le 22, le malade sort guéri, les crachements de sang ont cessé et le blessé ne perçoit ancune gêne respiratoire.

OBSERVATION

présentée à la Société des sciences médicales de Lyon, séance du 11 avril 1900.

Balvay, interne des hôpitaux, présente un malade âgé de 25 ans, entré, le 13 février, dans le service de Jaboulay. Ce jeune homme s'était, pendant la nuit précédente, tiré un coup de revolver au niveau de la région précordiale. L'arme choisie était un revolver du calibre de 7 millimètres. La balle, entrée sur la ligne mamelonnaire, au niveau du 5° espace intercostal, était venue se loger sous la peau, en arrière, dans le 9° espace intercostal gauche, à deux travers de doigt de la colonne vertébrale. Aussitôt après sa tentative, le malade ressentit une dyspnée violente, sans syncope ni hémorragie visible à l'extérieur. Outre cette dyspnée, à son entrée à l'hôpital, il présentait encore une grande rapidité des bruits du cœur, la surdité de ces bruits et un épanchement assez considérable à la base du poumon gauche. Le diagnostic porté fut celui de plaie pénétrante de poitrine, avec blessure de la plèvre et du péri-

carde.

Dans ce cas, Jaboulay se contenta d'appliquer un pansement et d'extraire par une simple incision le projectile logé sous la peau à la partie postérieure du (thorax. Le malade guérit complètement (Lyon médical, 27 mai 1900).

La présentation de ce cas faisait dire, dans la même séance : « Dans les plaies pénétrantes de poitrine, l'abstention est ordinairement le meilleur moyen de guérison. Le repos le plus absolu suffit, en général, à la guérison. La conduite de M. Jaboulay est celle de la plupart des chirurgiens » (Vallas).

OBSERVATIONS

Tirées du Lyon médical du 20 octobre 1901.

Gangolphe cite un fait de plaie pénétrante de poitrine par arme à feu. À l'arrivée du malade, il défit le pansement souillé de sang et vit le sang s'échapper en bavant à chaque expiration. Il se conteuta de bourrer la plaie pariétale avec une large compresse et d'appliquer un pansement. Tout alla bien et au vingt-cinquième jour, le malade partait guéri.

Batut à vu un lieutenant atteint dans un duel d'une plaie perforante de poitrine guérir parfaitement.

Ruotte à vu un certain nombre de plaies pénétrantes et se rappelle entre autres un cas où, à la suite d’un coup de couteau, le malade présentait une dyspnée assez intense, mais ne semblait pas inquiétante. On le souleva pour lexaminer et aussitôt il mourut d'une syncope. Il faut éviter tout mouvement aux malades atteints de semblables lésions.

OBSERVATION

Présentée par M. BéranD à la Sociélé de chirurgie de Lyon, avril 1901.

M. Bérard cite le cas d'un homme de 32 ans qui, assailli dans la rue, reçut un coup de canne à épée, Il put gagner un

pe

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