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Les poumons ne présentent pas d’autres altérations qu’un faible degré d’emphysème.
Le cœur est mou, il renferme du sang fluide qui a produit l’imbibition de l’endocarde. Les orifices et leurs “alvules sont normaux.
Le tissu du myocarde est päle; les fibres présentent peut-être une striation moins nette qu'à l’état ordinaire, mais certainement pas de dégénérescence graisseuse.
Le cerveau est un peu ramolli (la température est de + 25° centigrades à l'extérieur), il n’y a pas la consistance pateuse et ne donne pas la sensation de résistance élastique qu'on à quelquefois constaté chez les saturnins morts d’encéphalopathie et qui était manifeste dans une autopsie faite à la clinique au mois de décembre 1876 et dans une autre beaucoup plus récente.
On ne constate pas non plus la turgescence de l’encéphale qui, dans certain cas, distend en quelque sorte la dure-mère au point de faire la hernie par la petite ouverture de cette membrane.
C’est là, du reste, une altération qui n a rien de constant et j'ai observé un état tout à fait opposé ; le cerveau paraissait affaissé, la dure-mère était toute plissée et comme fripée à sa surface.
Il n'y a pas d’œdème cérébral manifeste, pas d’intiltration séreuse de la pie-mère, pas d’épanchement dans les ventricules ni dans la grande cavité de l’arachnoïde.
M. Esbach, qui avait fait l'analyse des urines pendant la vie du malade à recherché et dosé le plomb contenu dans l’encéphale et dans le foie. Il a trouvé pour le premier de ces crganes O0 gr. 006 et O gr. 036 pour le
deuxième.
Une autre analyse faite quelques jours plus tard, après l’autopsie d'un peintre qui avait succombé à des accidents d’encéphalopathie ou d’urémie (néphrite interstielle d'origine saturnine) donnait pour le foie un chifire presque identique (0 gr. 035) mais pour l’encéphale une proportion moindre en plomb (0 gr. 003).
Cas divers d'Intoxication par le plomb métallique.
Ces observations ont été recueillies dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale.
Premier cas. — Un homme dont parle Trousseau, et qui avait l'habitude de mâcher les grains de plomb de son encrier, sans les avaler cependant, eut des accidents d'intoxication.
Deuxième cas. — Une colique saturnine bien manifeste succéda chez un autre individu, à l’ingestion de dix grains de plomb.
Troisième cas. — J'ai vu dit le D' Homolle, dans le service du D' Bouilland un malade saturnin qui avait eu l’idée singulière de se servir de grenaille pour se purger.
Quatrième cas. — Ce fait a été publié en Angleterre. Trois vaches meurent avec des symptômes obscurs ; à l’autopsie on trouva dans le bonnet des fragments de plomb. Ces bêtes avaient brouté, au voisinage d’une cible, l'herbe d’un champ où l’on trouva de nombreux
débris de balles.
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