‹ Intoxication Par Le Sulfure De CarboneChapitre 22 sur 25 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic ne présente pas souvent de grandes difficultés si on est prévenu des formes que peuventrevêtir les symtômes. On aura d’abord comme renseignements précieux : la profession, les commémoratifs et les prodromes de l’invasion; au début, cette céphalalgie toute spéciale, disparaissant la nuit, pour apparaître à la reprise du travail et enserrant la tête comme dans un étau , cette ivresse passagère, l'aura génitale et l’haleine sulfo-carbonée. ‘

Dans les cas plus compliqués, avec paralysies, anesthésies, contractures, on aura à faire le diagnostic différentiel avec l’hystérie; on s’attachera alors à la recherche des stigmates hysthériques certains : retrécissement du champ visuel, points hystérogènes, anesthésies en manchon... etc. Les ‘antécédents personnels et héréditaires seront dans ce cas d’une grande utilité.

Pour la forme mentale on examinera le malade au point de vue de son état mental spécial soit hystérique, soit neurasthénique. On ne devra pas confondre les accidents maniaques et lypémaniaques de l’intoxication avec la manie et la lypémanie en tant que psychoses. Dans les délires observés

on devra rechercher si leshallucinations de la vue, si les cauchemars, les rêves terrifiants dépendent de l’hysthérie, s’ils relèvent directement de l’intoxication ou s’ils sont de nature alcoolique.

Pour les hallucinations de l’ouïe on aura recours aux commémoratifs, au mode d’invasion et à la rapidité d’amélioration après les mesures hygiéniques.

Si on observait des idées de grandeur ou de persécution, on devrait les distinguer des délires vésaniques, des délires systématisés progressifs et des délires des dégénérés. Enfin, on pourrait songer à la paralysie générale, mais alors, aux idées de grandeurs, à l’amnésie, s’ajouteraient bientôt d’autres symptômes qui établiraient solidement le diagnostic.

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