TRAITEMENT
Deux sortes de traitement sont en présence : un traitement symptomatique et un traitement prophyllactique. Delpech administrait le phosphore à la dose de un à trois milligrammes par jour pour combattre l’anaphrodisie et donner de la vigueur à l'intelligence; des purgatifs, des bains sulfureux. On devra soutenir le malade par des toniques et des reconstituants ; dans certains cas de paralysies, d’hémianesthésies, l'application d’aimants et de courants électriques rendront de grands services. Chez les sujêts présentant des stigmates hystériques, on pourra tenter la suggestion à l’état de veille.
Le meilleur de tous les traitements sera le traitement hygiénique et prophyllactique.
Les ouvriers devront suivre tous les conseils qu’on leur donnera, ils seront sobres de boissons fermentées, l’alcoolisme pouvant joindre ses accidents à ceux de l’intoxication sulfo-carbonée pour produire de graves désordres; ils devront se bien nourrir, prendre souvent de grands bains, quitter à Pusine les vêtements qu'ils porteront chez eux. Enfin, dès qu’ils ressentiront les symptômes prémonitoires de l’intoxication, ils devront quitter immédiatement le travail.
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4 De la folie proproment dite, rarement généralisée. Les observations de manie et de mélancolie sont peu probantes. Deux formes peuvent être observées :
L'une caractérisée par des hallucinations de la vue et des cauchemars terrifiants, imputable parfois à l’hystérie, mais peut-être aussi assimilable au délire alcoolique.
De son côté, le chef de la manufacture devra faire prendre à ses ouvriers toutes les précautions hygiéniques nécessaires ; ses ateliers devront être bien ventilés, il devra tendre à perfectionner ses procédés de vulcanisation et de soufflage, de façon à mettre l’ouvrier en contact le moins fréquent possible avec les vapeurs de sulfure de carbone.