‹ Intoxication phosphorée, son traitement par l'essence de térébenthineChapitre 16 sur 17 · C. EXPÉRIENCES COMPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

C. EXPÉRIENCES COMPLÉMENTAIRES

A) Un bâton de phosphore du poids de 5 gr. est introduit dans une cloche graduée contenant de l’air et placée sur la cuve à mercure.

Après vingt-quatre heures on note une absorption de l’oxygène contenu dans l’air de la cloche égale à 15 cc.

B) Un bâton de phosphore de 5 gr. est introduit dans la même cloché graduée qui contient cette fois de l’air, et de l’essence de térébenthine commune.

On prend soin que le phosphore très sec ne soit pas mouillé par l’essence ; on laisse sur la cuve à mercure, et après vingtquatre heures on note qu’il ne s’est pas fait la moindre absorption d’oxygène dans cette cloche.

C) Un même bâton de phosphore est introduit dans la même cloche graduée contenant de l’air, et de l’essence de térébenthine fraîchement rectifiée.

On prend soin que le phosphore très sec ne soit pas mouillé par l’essence ; on laisse sur la cuve à mercure, et après vingt-

quatre üe'urës on note qu'il ne s’est pas lait la moindre absorpsion d’oxygène dans la cloché graduée.

Ces expériences tendent à démontrer que l’essence de térébenthine n’agit sur le phosphore que par l'oxygène qu’elle contient.

Dans les trois expériences précédentes, on a toujours lu la hauteur du mercure dans la cloche, en prenant le soin de ramener à chaque fois le mercure au même niveau dans la cloche et dans la cuve ; de cette façon, l’air contenu dans la cloche a toujours été à la même pression que l’air atmosphérique.

Voici enfin une dernière série d’expériences :

Dans un premier flacon nous avons introduit de l’essence de térébenthine commune et une solution sulfurique d’indigo ;

Dans un second, de l’essence de térébenthine rectifiée et la même solution d’indigo ;

Dans le troisième était de l’essence de térébenthine commune, du phosphore et toujours de l’indigo;

Enfin dans le quatrième flacon il y avait ce l’essence de térébenthine rectifiée, du phosphore et de l’indigo.

L’indigo de ces quatre flacons a été décoloré ; l’essence de térébenthine n’agit donc pas sur le phosphore que par son oxygène, car sans cela l’indigo du troisième et du quatrième flacon ne se serait pas décoloré.

Nous n’avons pas consigné ici de résultats observés en clinique humaine, parce que nous n’avons rien trouvé dans les observations publiées, concernant l’oxygène et l’urée. — Seule, la température a quelquefois été notée.

Dans une observation de M. Ed. Rondot, interne du D r FauveI, la température descend à 35,4. Dans une observation du D r Tung'el, on la voit s’abaisser à 28°.

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