‹ Intradermo-Réaction: et en particulier Réaction de CasoniChapitre 10 sur 28 · PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE

De nombreux (ravaux américains étudièrent les réactions cutanées dans les pneumococcies, mais, comme pour beaucoup d'autres, certains auteurs oblinrent des résultats encourageants, tandis que des recherches similaires n’élaient couronnées d'aucun succès. De Pavis presque unanime des auteurs, lorsque la réaction est positive, elle n'apparaît généralement qu'après la crise. Durant la période d’élévation thermique, elle est de préférence négative.

Malgré les études approfondies qui suivirent ces premières expériences, et surtout celles de BiGkLow en 1922, les résultats obtenus dans l’ensemble tendent à montrer que l’intradermo-réaclion est inconstante, souvent même non spécifique, et que si elle est positive son apparition ne se fait qu'à la période de défervescence.

[INFECTIONS STREPTOCOCCIQUES

Dans un important travail, LEvADITI, étudiant récemment les plaies de guerre, a pratiqué l’intradermo-réac-

tion pour rechercher les sujets réceplifs au streptocoque. Les recherches paraissent avoir abouti à des résullals fort instruclifs: en effet, cel auleur conclut qu’une « intradermo-réaclion intense traduit une défense forte £t efficace de l’organisme, tant locale que générale, cependant qu'une réaction faible ou nulle indique une rési<tance moins marquée. à l'égard des coccus en chainette ».

Il aurail remarqué qu'au cours d'une infection aiguë. la réaction serait négalive, alors qu’à la période de convalescence elle serait positive. Il émet l’hypothèse, pour expliquer ce phénomène, de l'existence d’une « anaplasie », état spécial de l’organisme ,inaple à réagir à lantigène microbien.

En somme, la réceptivilé vis-à-vis du streplocoque serait, pour LevaADiT1, le signe plus ou moins accusé d'une insuffisance des movens de défense de lindividu.

De telles constatations, on peut rapprocher ce que nous avons vu à propos de la tuberculose et de la syphilis sous le nom d’anergie.

Quand l'organisme est subjugué par un excès d’antigène, la réaction est négalive, alors qu’elle apparaît positive dès qu'il triomphe de l'infection.

L'existence d’un tel phénomène prouve que l'orga-

nisme saturé d’antigène répond mal à épreuve cutanée,

INFECTIONS COLI-BACILLAIRES

Il y a déjà bien longtemps que cette question passionna les auteurs, puisque LanKk, dès 4908, oblenait une cuti-réaction positive au bacterium-coli tué, chez les su-

jets ayant eu une infection antérieure de celte nature,

ETS G et

Bruyanr, en 1910, poursuivant des recherches sur l’intradermo-réaction au bactérium-coii lué, isolé des matières fécales, prétendait n'altacher aucune valeur diagnostique ou pronostlique réelle à cette épreuve lorsqu'elle était positive.

Bazy et DE Nagias ont repris récemment cette étude et se sont attachés à donner à l'intradermo-réaction au baclérium-coli, une application pratique dans le diagnostie et le pronostic d'infection chirurgicale des viscères abdominaux et tout particulièrement de lappendice. Ils admetlaient « qu’à une réaelion intense, caractérisée par une plaque rouge énorme accompagnée. parfois de lymphangite tronculaire et d’engorgement ganglionnaire » correspondrait un sujet dont la défense de l'organisme serait nettement déficiente contre les germis vivants lancés dans l’économie au cours d’une intervention.

Ces auteurs sont d'avis que tout sujet présentant une intradermo-réaction positive doit être soumis avant l’opéralion à la vaccinothérapie anticoli-bacillaire. Cette technique leur aurait permis d'éviter des accidents graves.

Mais des recherches effectuées depuis ne semblent pas lui accorder une bien grande valeur et BazY admet luimême «qu'on ne peut pas espérer tirer un diagnostic de l'intradermo-réaction » et qu’elle a « simplement pour but de faire connaître l’état de la résistance organique, de donner la mesure de la sensibilité du sujet ».

De récents travaux paraissent « peu favorables à cette conception ».

De plus linterprélalion des réactions prête à équivo-

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