ARRET USE
une réaction de Casonr positive et une élévation du taux de l’éosinophilie sanguine, ont voulu en faire un moyen de diagnostic fondamental.
MaANAssEI, par contre, étudiant particulièrement les modificalion sanguines dans qualorze cas personnels, affirme qu'elle n'existe vraiment accusée que dans 20 % des kystes hydatiques.
Pour DEL Torro, elle a très peu de valeur. Sur quatorze malades porteurs de kystes hydaliques, six fois seulement l’éosinophilie a dépassé 4 %.
Pour LEMAIRE et JAHIER, elle est aussi sujette à cautoin : on la rencontrerail dans certaines maladies vermineuses et certaines pleurésies tuberculeuses. Cependant, si l’on constate une éosinophilie permanente de 9 à 4 %, sa valeur n’est pas négligeable.
D'autre part, pour GERNEZ, elle ne constitue qu'une faible présomplion en faveur du diagnostic d'échinococcose : il rapporte le cas d'une malade atteinte de kyste hydatique avec éosinophilie normale.
Ce n’est donc, en résumé, qu'un élément de présomption et non de certitude. D'un appoint appréciable, cette méthode a cependant perdu de sa valeur depuis que l’on possède des réactions humorales spécifiques à l'échinococcose.
LA PRÉCIPITO-RÉACTION DE FLEIG
En 1907, FLeiG ei LiSBONNE, de Montpellier, découvraient un séro-diagnostic qui offrait l’avantage de la simplicité. On pouvait le pratiquer loin du laboratoire, au lit même du malade. Cette méthode est basée sur le pouvoir floculent des anticorps du sérum, en présence
AA
d'antigènes spécifiques. On mélange douze gouttes de sérum du malade, non chauffé, à deux centimètres cubes de liquide hydatique. On laisse ce mélange bien homogène durant vingt-quatre heures à la tempéralure ambiante ; après quoi, on agite légèrement le tube. Le précipité obtenu dans les cas positifs est d'aspect floconneux, très appréciable à l’œil. Les précipités légers ou poussiéreux n’ont pas de valeur. |
On s'accorde à reconnaîlre à celte précipito-réaction une réelle valeur. WEINBERG, cependant, lui reproche d’être inconstante : d’après ses expériences, elle aurait fait défaut dans les deux tiers des cas. Par contre, MaGaArH, en 1921, déclarait l'avoir trouvée posilive dans 78 % des cas. GERNEZ, dans de nombreux exemples, trouve le précipito-diagnostice négatif malgré l’évidence des symptômes cliniques. Dans sa thèse, MARTIN rapporte des résultats exacts dans 4/5 des cas. WELsH et CHAPMANN, de même que PINET, n’ont trouvé cette réaction en défaut que lorsque le kyste est suppuré.
Par contre, LEMAIRE el JAHIER, LURIDIANA, ainsi que d’autres auteurs, trouvent que les résultats obtenus sont iout à fait incertains.
Mais, le principal inconvénient de celte précipitoréaction réside dans les erreurs qu'elle donne. Imaz- APPHATIE el LORENTZ, PUTZU, ont observé des réactions positives chez des individus exempts d'échinococcose. WEINBERG aurait noté un précipito-diagnostic positif chez deux malades atteints de cirrhose biliaire. Dev l'aurait obtenu dans un cas d'hydronéphrose.
Il est à remarquer, de plus, qu’à côté des réactions nettement posilives, il y en a de faibles, difficiles à in-
AA ETRS
terpréter, que l’on convient d'appeler « pseudo-positives » après Coup.
Quoi qu’il en soit, DouGLas FaIRLEY, de Melbourne, Va récemment pratiquée sur une grande échelle, et prétend l'avoir trouvée fidèle dans 84 % des cas. Pour lui, elle aurait une valeur presque semblable à celle de la réaction de fixation du complément. Elle serait « d'une spécificité absolue ».