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ciété de biologie, étudiaient à leur tour : « Le diagnostic de l’échinococcose par la recherche des anticorps spécifiques ». [ls avaient remarqué la réaction de fixation positive chez un sujet, avant l’opération confirmative. De plus, le sérum-d'un malade opéré de kyste hydatique trois semaines auparavant leur avait donné une seconde réaction positive. En revanche, la réaction s'était montrée totalement négative avec huit sérums témoins et chez deux spécifiques.
Quoiqu'il en soit, les auteurs français ignoraient les travaux des Sud-Américains, et la priorité, bien que revenant à IMAZ el LORENTZ, ne diminue en rien l’originalité et la réelle valeur des travaux de WEINBERG el PARVU. li. 1188
Après d'innombrables recherches et de nombreuses techniques, on paraîl aujourd’hui d'accord pour reconnaître que l’antigène le plus pratique et le plus efficace est le liquide hydatique naturel récemment extrait de kyste fertile de mouton. Il y a lieu de ne pas employer le liquide hydatique du bœuf dont les kystes restent souvent stériles.
La valeur de la réaction correctement exécutée, est très grande. Dès 1911, WEINBER&G obtenait 88 % de résultats positifs. LEJARS ef PARVU, WALTHER, GALLART, confirment (ous la spécificité de la réaction et sa très grande constance.
En 1922, HamiLroN FarrLey trouvait la réaction franchement positive dans 84 % des cas. Si le kyste est rompu ou suppuré depuis peu, la proportion monterait à 95 et même à 100 % des cas.
De Torro a obtenu 86 % de succès. Pratiquée chez
Pre
des sujets non porteurs de kyste hydalique la réaction a toujours été négative.
Par contre, sur onze malades tunisiens sur qui Mlle THIELLÉ, élève de WEINBERG, en 1923, pratiqua la réac- Uon avant toute intervention, deux seulement ont présenté des réactions positives avec l’anligène mouton soit 18 %. Sur huit réactions avec lantigène humain, un seul résultat positif : soit 12 %. Certaines conclusions de son travail paraissent susceptibles d’être retenues.
Tout d’abord une réaction négative avant l’intervenlion, devient positive quelque temps après (de une à cinq semaines). Les réactions positives s’élèveraient donc progressivement à mesure qu'on s’éloignerait de j'intervention. De plus, quelques réactions négatives avant l'intervention restent négatives le lendemain de l'opération et ne se montrent jamais positives dans la suite.
Lemaire et THioper, étudiant.les résultats comparés des diverses mélhodes de diagnostic de kyste hydatique pensent que « la méthode de WEINBERG n’est peutêlre pas assez sensible. et subit plus qu'une autre lPinfluence des finalités antigéniques du liquide hydatique ».
Leur pourcentage n’a été que de 17 %. Les observations de SIREDEY, VUILLET, et la statistique : d'URIOSTE et de SCALTRITTI (9 négatives contre 8 positives) tendent à montrer que les réactions biologiques peuvent être en défaut comme tout autre symptôme.
Paul-Emile Weiz et Pruvosr ont signalé ce fait, el
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d'après WeINBERG lui-même, 10 % des kystes hydaliques peuvent ne pas présenter la réaction. :
GERNEZ, obtenant des réactions négatives malgré des signes cliniques évidents, pense que les kystes à « toxicité enclose » sont relativement fréquents, d’où une certaine inconstance des réactions sérologiques. Ces dernières ne seraient positives qu'au moment où l’organisme finit par entrer en conflit réel avec le parasite local qu’il héberge ou avec ses toxines.
De plus, quelle que soit la minutie apportée dans la pratique de la séro-réaction, il est impossible d'éviter complètement les réactions légères, douteuses. (WEIN- BERG).
Parfois la réaction est totalement négative : elle se rencontre lors de kystes anciennement suppurés et surtout lors de kystes non compliqués, principalement chez l’enfant (24 % des cas d’après HAMILTON FAIRLEY). Il paraît done impossible d’écarter l'hypothèse de kyste hydatique sur la simple constatation d’une réac- Lion de fixation négative. Parfois même cette séro-réaction aurait dunné des réponses positives fausses WELL, MOURIQUAND et GARDÈRE, portèrent le diagnostic de kyste hydatique sur l’existence d’une réaction positive, dans un cas de sarcome du rein gauche. LE- SIEUR, ROCHER et AIGRAUT crurent à un kyste hydatique chez un malade présentant un cancer de l'estomac propagé au foie. |
Mile CorTriN et SaLoz ont publié deux cas intéressants : dans le premier, le précipito-diagnostic et la réaction de WEINBERG sont nettement positifs, l’éosinophilie sanguine est à 8 %, et l'opération révèle un