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que le liquide se trouble par adjonclion de débris de la paroi du kyste.
SETTE prépare un extrait à partir de liquides hydatiques filtrés et évaporés.
On peut donc utiliser en résumé le liquide humain, ou ovin, ou bovin. Mais, c'est une impérieuse nécessilé que de vérifier leur valeur antigénique, pour se rendre ainsi compile s’ils sont capables de fixer énergiquement le complément en présence du sérum d’un malade atteint de kyste hydalique.
Enfin, tous ces liquides recueillis aseptiquement doivent être limpides, filtrés et conservés en tubes stériles.
Il paraît inulile, el c’est l'avis de grand nombre d'expérimentateurs, d'ajouter des antiseptiques si l’on pratique correctement les manipulations,
Technique de l’intradermo-réaction et lecture des résultats
L’intradermo-réaction sera pratiquée selon la technique de MANTOUX, que nous avons décrite en détail au premier chapitre. On réalisera l’asepsie de la peau par un tampon imbibé d’éther ou d'alcool en évitant absolument de frotter la peau, afin de ne pas produire un érythème artificiel susceptible de masquer ullérieurement la réaction.
ITHURRAT et CALGAGNO recommandent de laisser en place pendant quelques minutes une gaze imbibée d’alcool.
L'injection doit être poussée lrès exactement dans le
derme, ce qui nécessite quelques précautions, sans lesquelles le liquide hydalique ne forme pas la papule intradermique et se répand dans le tissu cellulaire souscutané.
CASoNr préconise l'injection intradermique d’un demi-centimètre cube de liquide hydatique au niveau de l’avant-bras. CIGNoZz1 préfère la cuisse.
La plupart des auteurs conseillent des injections de 2/10 à 6/10 de centimètres cubes de liquide hydatique.
Il est indispensable de pratiquer symétriquement sur l'autre avant-bras, une injection témoin d’un demicentimètre cube d’eau salée physiologique.
Certains auteurs emploient un liquide dont la fasble teneur en albumine se rapproche de celle du HE hydatique (bouillon peptoné).
Pour MorÉxAs et LAGÈZE, celte technique ne conviendrait qu'aux malades présentant des accidents fréquents d’urticaire, qui pourraient, à l’occasion, fausser l'interprétation.
Si le sujet est porteur de kyste hbydatique, il y a en général deux réactions locales : l’une presque immédiatement, l’autre deux à trois heures après.
Tout d’abord, on aperçoit au point d’inoculation, au bout de quelques minutes, un érythème local s'étendant plus ou moins vite, véritable zone rouge qui atteint son maximum une demi-heure après.
Au bout d'un instant (15 minutes environ), il se forme une plaque ortiée unique, ou plus rarement de petites plaques séparées qui ne tardent pas à se réunir, à bords réguliers, taillés à pic, surplombant la zone érythémateuse de deux à cinq millimètres,
De +
Demi-heure après, il se produit une infillralion æœdémateuse des tissus, s'étendant assez loin, persistant quarante-huil à soixante-douze heures, el ne provo-
quant aucun accident.
= Cette zone est chaude, légèrement douloureuse, parfois même prurigineuse.
Tels sont les caractères de la « réaction précoce » signalée pour la première fois par PonNTANo, et observée chez la plupart des sujets porteurs de kystes. De durée variable, on peut l’observer pendant dix à trente minutes : elle disparaît progressivement, en diminuant pour ne laisser une tache érythémaleuse durant de deux à quatre heures. Très souvent elle fait place insensiblement à la réaction tardive, exceptionnellement elle constitue toute la réaction.
On peut observer toule une gamme de réactions of-. frant toutes les lransitions entre la réaction négative el la réaction franchement positive. On peut prendre pour positive une réaction culanée banale. C'est dans ces cas alors, qu'une certaine habitude du Casoni est nécessaire pour en fixer l’interprétation. Ce sont ces cas douteux qui ont fait formuler à des auteurs certaines réserves au point de vue spécificité de la réaction. Aussi pour fixer ces différents types, MoRÉNAS el LAGÈZE emploient les termes de « réaction ébauchée » el de « réaction subpositive ».
Pour eux, les réactions ébauchées sont toujours considérées comme négatives : dans ces cas il existe une zone éryvthémaleuse sans plaque urticarienne. Ces auteurs conseillent alors d'employer comme injection témoin du bouillon albuminé,
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Quant à la réaction subpositive, elle consiste en un « élargissement pseudo-urticarien de la papule el un érylhème reposant sur une base d’œdème », existant entre celte réaction el la réaction nettement positive ; c’est l'importance exagérée de la réaction œdémateuse, l'insignifiance de l’aspect urlicarien et la surface de la papule. |
En pratique, lorsque la réaction est positive, il existe une papule urticarienne extensive, visible à jour frisant et une large tache érythémateuse saillante. Cependant, il est parfois délicat de trancher le différend et c’est alors qu'il n’est pas sans intérêt d’avoir une cerlaine habitude de la méthode et de connaître l’exislence ainsi que les caractères des cas douteux.
Vingt-quaire heures environ après l'injection, apparaît en général un gonflement inflammatoire, véritable tache érythémaleuse, de dimensions variables (cinq à six centimètres de diamètre en vingt-qualre heures) avec infiltration œædémateuse du derme, s’accompagnant de chaleur locale et souvent de prurit, persistant quarante-huil ou soixante-douze heures et ne disparaissant que trois ou quatre jours après. Telle est la réaction tardive. Elle dure un à deux jours, l'œdème deux à quatre jours. L’infillration sous-cutanée peut prendre une grande extension : DEVÉ l’a observée une fois s’étendant du poignel à la racine du bras, simulant un érysipèle.
Il peut y avoir parfois une élévation légère de la tempéralure générale.
Cette réaction lardive peul apparaître seule, mais c'est souvent l’aboulissant de la réaction précoce, Il